‹ La Médication Opiacée RationnelleChapitre 25 sur 35 · V..., 62 ans, journalier · texte numérisé non relu

V..., 62 ans, journalier

mp

Entre à l'hôpital, dans le service de chirurgie, pour fracture de jambe.

Quelques jours avant sa sortie, le malade est pris de diarrhée, accompagnée de coliques assez vives. Le malade est lorcé de se relever une quinzaine de fois dans la nuit. On lui administre alors du sous-nitrate de bismuth, mais sans succès.

Le second jour, on lui ordonne deux comprimés de Pantopon, qu'il prend dans l'après -midi. Quelques heures après, cessation des coliques, et diminution notable de la diarrhée, le malade n’est plus forcé de se lever que deux fois pendant la nuit. Le lendemain, cessation complète de tous les phénomèues intestinaux dont il se plaignait. Selle normale le surlendemain.

Le malade affirme n'avoir ressenti aucun phénomène toxique : nm somnolence, ni sécheresse de la gorge ou de la bouche, ni sensalion pénible ou nauséeuse.

OgservarioN XXVI

(Personnelle, — Prise dans le service de M. le docteur Lyonnet, médecin de l'Hôtel-Dieu, de Lyon.)

Tuberculose pulmonaire.

M'e X.., 20 ans, blanchisseuse.

uen à signaler dans ses antécédents héréditaires ni personnels. Pendant l'hiver 1909-1910, la malade prit une bronchite qui la força à garder la chambre une dizaine de jours. Depuis, elle a toujours continué à tousser, surtout le soir en se meétlaut au Hit, et le malin en se levant, où cette toux lui amène des efforts de vomissements. Sucurs nocturnes. Perte d'appétt. \maigrissement. N'a jamais craché de sang.

A la percussion, rien à signaler, À Pauscultation, à droite, dunnulion du murmure vésiculaire ét des râles humides au sommet. Rien à gauche.

On donne à celle malade deux comprimés de 1 centigramme

ane

de Pantopon par jour, un le matin et un le soir. La toux est bien calmée, celle du soir, du moins, car elle tousse toujours un peu au réveil. Les sueurs nocturnes ne sont pas influencées.

La malade se sent un peu plus d'appétit, et son élal général s'améliore rapidement : elle sort de l’hôpilal une dizaine de jours après, ayant continué le Pantopon à la même dose jusqu'à sa sortie, avec loujours Le même effet sédatif. On n'a jamais nolé aueun svmplôme d'intolérance, ni nausées, ni excitation, ni conslipalion, seulement un peu de sécheresse

de la bouche au réveil, ce qui, dit-elle, la fait tousser.

OgservarioN XXVII

(Due à l'obligeance de notre vieil ami le docteur Sancey, de Lyon.) Salurnisme chronique. — Coliques de plomb.

M. B.., 42 ans, ouvrier en accumulateurs.

On ne possède aucun renseignement sur sé antécédents hérédilares n1 personnels.

Depuis neuf ans le malade est sujet à des coliques de plomb assez fréquentes.

Vu le malade une première fois dans le courant de 1910, pour une colique de plomb. On lui fait, pour calmer ses douleurs, une injection de morphine, 1! centigramme et atropine, 1/4 de milligramme. De plus, on lui donne des lavements avec 2 grammes danthipyrine : et 50 grammes d'huile de ricim les jours suivants. Douleurs calmées, mais excitation et insom nies,

Trois mois après, nouvelle crise très forte. On remplace l'injection de morphine-atropine par 2 centigrammes de Pantopon en injection sous-cutanée, et on ajoute 5 pilules de 1 centigramme d'extrait de belladone. Le malade fait Ja remarque qu'il fut très bien calmé une demi-heure après sa prqûre, sans excitation, ni nausées, ni aucun phénomène d'intolérance, et qu'il eut rapidement un sommeil très calme.

Quinze jours après, nouvelle colique. On lui fit 4 centigramnes de Pantopon en injection sous-cutanée, en une seule lois. Pas d'autre médication. Calme complet el sédalion de la douleur en une demi-heure, sommeil tranquille, sans aucun phénomène d’intolérance où d'intoxication.

La morphine l'avait calmé un peu plus rapidement, en vingl minutes seulement, mais lui avait procuré de lexcitalion et de l’insomnie.

Ogservarion XXVIIT

(Due à nôtre camarade Delarche, interne à l'hôpital de Dijon, Service du docteur Petitjean.)

Colique néphrélique.

NDS ETES TRANS

Antécédents héréditaires. — Néant.

Antécédents personnels. — Réglée à 14 ans, mariée à 22 ans, 4 enfants bien portants.

Au mois d'avril dernier, six jours après sa dernière couche, la malade eut de violentes douleurs du côté des annexes avec une fièvre assez élevée. La malade continua à souffrir ainsi pendant quelque temps, néanmoins, elle se leva neuf jours après, el se mil à vaquer à ses occupalions.

Le relour de couches vint six semaines après l’accouchement, pertes abondantes, douloureuses, qui durèrent une semaine. Ses règles lurent régulières dans la suite, mais tou- Jours précédées de pertes qui tachaient le linge.

Dans la première semaine de septembre, la malade fut prise de violentes coliques, avec point douloureux maximum du côté gauche. Elle entre alors à l'hôpital, où on fait le diagnostic de colique néphrétique.

On met la malade au repos complet et au régime lacté pendant quinze jours, puis elle reprend peu à peu le régime ordinaire.

Elle continue à éprouver toujours une certaine gêne dans

le côté gauche, quand, le IE octobre, elle fut reprise d’une nouvelle crise. Douleur très vive dans le côté gauche. Le lendemain, urines troubles avec dépôt calcaire.

Vomissements.

Pour calmer la douleur et les vomissements, on lui donne, par Jour, deux comprimés de 1 centigramme de Pantopon, un le malin et un le soir.

Le prenner comprimé calina la douleur en vingt minutes environ, et les vomissements cessèrent trois quarts d'heure environ après son ingeslion.

On continua ainsi le Pantopon pendant deux jours, à la dose de deux comprimés de L centigramme par vingt-quatre heures, sans que la malade ail jamais mamfesté aucun symptôme d'intolérance ou d'intoxication opiacée. Elle est actuel-

lement guérie, et ne souffre plus.

Page 1