DIFFÉRENTES ESPÈCES DE POULS
Au-dessous de cinq battements , le pouls porte le nom de telle (paresseux), et indique un défaut de chaleur naturelle, qui à quatre battements est peu considérable, à trois devient dangereux, à deux est très-dangereux, et à un finit par la mort.
Au-dessus de cinq battements , le pouls porte le nom de cliô, et indique un excès de chaleur naturelle. A six battements, le pouls indique que cette chaleur excède; à sept, que l’excès est considérable; à huit, que le danger est fort grand, et enfin à neuf, que le malade va expirer.
Dans l’homme , le pouls du carpe doit toujours être plus fort que celui du cubitus. Si le contraire arrive, cela indique mal dans les reins.
Chez la femme, le pouls du cubitus doit être plus fort que celui du carpe; si le contraire arrive, cela indique altération dans la région supérieure [chang-tsiao] .
Le pouls d’un vieillard est naturellement assez lent, assez faible; le contraire indique maladie. 11 en est de même si, dans la fleur de l’àge, le pouls n’est pas ferme et plein.
11 se trouve des vieillards dont le pouls est fort, assez précipité, mais en même temps ferme et sautillant, cela indique un tempérament robuste. Ce pouls s’appelle pouls de longue vie ; mais quand dans un vieillard le pouls se trouve fort, précipité, mais en même temps sautillant et comme inquiet, tout cela indique que les forces s’en vont et que l’existence approche de sa fin.
Un homme dans la fleur de l’àge se trouve quelquefois avoir un pouls assez lent et assez délié, mais d’une manière douce et égale et assez uniforme aux différents endroits où on a coutume de le tâter; c’est un pouls pur, mais délicat, appartenant aux personnes délicatement élevées. Si dans la fleur de l’àge le pouls est fin, délié, qu’il se roidisse pour ainsi dire par intervalles, s’il n’est pas le même au carpe qu’à l’extrémité du cubitus, ce pouls indique un danger très-proche.
Nous avons dit plus haut que le pouls était feou-lchong ou Ichin , suivant qu’il était superficiel, moyen ou profond. Lorsque le pouls est feou, les médecins chinois disent que la source du mal est dans ce qu’on appelle piao, c’est-à-dire l’extérieur, la peau, les chairs.
Si le pouls est tcldn, le mal est profond et dans ce qu’on appelle ly, les cinq parties nobles, les cinq membres.
Il est facile de reconnaître par l’examen des pouls, feou, tchong etjehin , si la maladie vient de hiu (inanition, épuisement, défaut d’esprits vitaux (air) et de sang, ou bien si elle vient de chë (plénitude d’humeurs peccantes).
Lorsque la maladie vient de hiu (épuisement) et réside dans le piao (extérieur, peau, chair), le pouls Rouan (pouls qui se trouve sous le médius) du bras gauche est superficiel et sans force ; sueur, crainte du vent et de l’air, sensibilité extrême au froid, tels sont les symptômes qu’indique ce pouls. Si le mal vient de chë (plénitude) et réside également dans le piao , le Rouan du bras gauche est également superficiel, mais fort, et annonce céphalalgie, chaleur dans tout le corps, bouche sèche.
Lorsque le mal vient de hiu (épuisement) et réside dans ce qu’on appelle ly (les cinq membres), le Rouan du bras gauche est Ichin-yo (profond, faible), et indique crainte, terreur, frayeur panique, perte de mémoire, trouble d’esprit, insomnie; le malade n’aime pas à entendre parler. Si le mal vient au contraire de chë (plénitude) et réside dans les ly, le Rouan du bras gauche est profond, sans force, et annonce inquiétude, agitation, chagrin, irritabilité, chaleur interne, paroles extravagantes , horreur du chaud , soif.
Lorsque le mal vient de hiu (épuisement) et réside dans 1 e piao, le isuen (ou pouls qui se trouve sous l’index) est superficiel et faible, les yeux sont alors chassieux et la vue trouble. Si le mal vient de chë (plénitude) et réside en piao, ce pouls est superficiel et fort; douleur au côté, ventre enflé, yeux gonflés et douloureux, tels sont les symptômes qu’il indique.
Lorsque le mal vient de chë (plénitude) et réside dans les parties nobles, le tsuen du bras gauche est profond et fort; il indique abondance d’humeur , irritabilité , resserrement des nerfs , douleur dans les aines et au scrotum. Quand le mal vient de hiu (épuisement) et réside en ly, le isuen du bras gauche est profond et faible; il indique terreur panique, soupçon, ictère.
Lorsque le mal vient de hiu et réside dans le piao , le tche (pouls qui se trouve sous l’annulaire) du bras gauche est superfi-