COULEURS, ETC
Lorsqu’un médecin visite un malade, il doit examiner avec attention les oreilles, les yeux, la bouche, la langue et les narines de ce malade ; ces organes sont comme des fenêtres par lesquelles apparaît la chaleur innée (yang). Il doit également examiner les vases contenant les matières fécales et les urines , qui lui permettront de connaître l’état de l'humide radical ( yn ).
Les narines, dont les fonctions sont de sentir les odeurs, font connaître l’état des poumons, dont l’humeur est le liquide muqueux coulant du nez. Les yeux, qui distinguent les couleurs, font connaître l’état du foie, dont les humeurs sont les larmes. La bouche, chargée de recevoir les aliments, fait connaître l’état de l’estomac, dont l’humeur est la salive. La langue, qui sait discerner les saveurs, fait connaître l’état du cœur, dont l’humeur est la sueur; enfin les oreilles, qui perçoivent les sons, font connaître l’état de la vessie, dont l’humeur est l’urine. Dès que ces organes sont malades, la tête, centre ou siège des cinq sens, ne reçoit plus les sensations qui lui arrivent habituellement par les voies de communication. On comprend que, dans ce cas, il n’existe plus de cohésion entre les voies de l’humide radical et celles de la chaleur vitale ; d’où naît un trouble suffisant pour empêcher la circulation du sang et de l’air vital, pour déranger la santé et même occasionner la mort.
Le foie domine les cinq couleurs et se trouve soumis aux