‹ La médicine chez les ChinoisChapitre 47 sur 89 · VI. — ASPHYXIE · texte numérisé non relu

VI. — ASPHYXIE

Asphyxie par strangulation et par pendaison.

Pour ramener à la vie un individu asphyxié par la strangulation ou par la pendaison , et dont les membres sont déjà froids , la figure violette, mais dont le cœur bat encore un peu, ou qui a conservé un peu de chaleur au creux de l’estomac, il faudra de suite l’étendre sur le dos, et avec les mains ramener doucement et par de petits mouvements les épaules en arrière et les pieds en avant ; avec une main maintenir la bouche ouverte. Une autre personne, saisissant les cheveux, maintient également la tête dans la position verticale. Une troisième personne fait des frictions sur

la poitrine et le creux de l’estomac. On introduit dans les narines une poudre dans le but de le faire éternuer ( tsao-kio ) ; on souffle dans les oreilles au moyen d’un tube, on fait trois cents cautérisations avec l’armoise sur le creux de l’estomac; on essaye l’acuponcture (voir Acuponcture ), et tous les moyens possibles pour rétablir la respiration. Dès qu’elle est revenue, on administre lou-ko-siang-ouan — pe-tchou, mou-hiang, tchin-hiang y tinghiang, ngeou-sy-hiang , ian-hiang , sy-kio, ho-tsee, fou-tsee, pi-po (73 z), jou-hiang (363), menthe ( 73») ; pulvériser avec miel, faire des pilules, rouler dans tchou-cha , en donner trois dans un peu d’eau.

Asphyxie par submersion.

Un individu qui se trouve dans l’eau depuis un temps moindre d’une heure peut être ramené à la vie. Il faut de suite l’étendre sur le dos, la tête un peu élevée et inclinée de côté; mettre un petit bâtonnet entre les dents; déshabiller, faire trois cents cautérisations d’armoise sur le creux de l’estomac, avec un soufflet introduire de l’air par la bouche, les oreilles et les narines ; introduire dans les narines et dans l’anus tsao-kio réduit en poudre ; verser de temps à autre du vinaigre dans les narines; frotter tout le corps avec du sel. Dès que la respiration sera revenue, donner lou-ko-siang-ouan (vu); essayer également l’acuponcture (voir Acuponcture) .

Asphyxie par le froid.

Allumer un grand feu , approcher l’individu asphyxié près du feu, prendre de la boue chaude, la mettre dans un linge et l’appliquer sur le creux de l’estomac, la maintenir constamment et toujours chaude; laver le corps avec de l’eau très-chaude. Dès que la respiration sera rétablie, donner de l’eau de gingembre, ou un peu de vin chaud , ou un peu d’eau de riz mélangée avec de l’eau-de-vie.

Asphyxie par la faim.

Verser un peu d’eau de riz chaude dans la bouche, et donner ensuite peu à peu des fortifiants.

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