XII. HYDROPHOBIE
Il est facile de reconnaître un chien enragé à sa démarche égarée, à la manière dont il porte la tête, qui est toujours basse et un peu inclinée de côté, au hérissement du poil, à l’écume qu entoure les lèvres , au grognement sourd qu’il fait entendre constamment et aux convulsions dont il est atteint de temps à .autre; il se jette sur les animaux et les personnes qu’il rencontre et les mord, puis continue sa route comme un furieux, évitant l’eau, pour laquelle il a de l’horreur.
La rage naît spontanément chez le chien; souvent elle est épidémique. Ainsi on voit quelquefois, au commencement de l’automne, cette terrible maladie frapper la plupart des chiens d’un pays, d’une ville ou d’un village. En 1818, tous les chiens d’un bourg du Pe-tchi-ly devinrent enragés presque dans la même semaine, et cependant sans que le virus ait été communiqué par la morsure de chien à chien.
Cette affection est due à un virus dont la cause est inconnue.
Les individus atteints de rage commencent câ éprouver de la céphalalgie et de l’insomnie; inquiétude, anxiété, inappétence, pouls hong-la (débordant, fort, très-accéléré), oppression, étouffement, gorge serrée, respiration difficile; horreur des liquides,