‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 50 sur 109 · Eth. Nicom. x · texte numérisé non relu

Eth. Nicom. x

YII

UTILITÉ DES OEUVRES DE GALIEN POUK L'IIISTOIUE DE LA niILOSOPHIE.

Comme nous venons de le voir, le côté dogmatique dans Galien ne se présente pas sous un jour très-favorable; mais ses écrits sont, en revanche, une mine riche et encore mal exploitée pour l'histoire de la pliilosophie. Ainsi, dans son traité sur les Opinions d'Hippocrate et de Platon ', tout en réfutant les doctrines des stoïciens, il nous expose clairement les différentes phases et les transformations par lesquelles a passé ce système ; nous voyons, par exemple, qu'à dix-neuf siècles de distance, les mêmes principes conduisirent aux mêmes conséquences. En identifiant entièrement Tâme avec la pensée, les stoïciens, aussi bien que Descartesj furent obligés de refuser toute espèce d'âme aux animaux. Comme on l'a vu plus haut, le commencement du premier livre de cet ouvrage sur les opinions d'Hippocrate el de Platon est perdu : c'est précisément dans cette partie que Galien réfutait plus amplement celte opinion ; une telle perte est très-regrettable, puisqu'elle nous empêche de poursuivre plus loin cette comparaison.

Nous apprenons, dans un autre endroit ^, comment cette identification de l'âme avec la pensée avait influé sur la théorie des passions , que les stoïciens regardent comme de faux jugements ; ainsi, selon Chrysippe,

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