Kovalevsky, Psychiatrie, t. II, p
3. Chevalier-Lavaure, Des auto-intoxications dans les maladies mentales, th. Bordeaux, 1890. — Mairet et Bosc, Recherches expérimentales sur la toxicité de l’urine des aliénés, Arch. de Physiol., janv. 1892. — Régis et Chevalier-Lavaure, Des auto-intoxications dans les maladies mentales, Rapport au Congrès des aliénistes (La Rochelle, 1893). — Gilbert Ballet et Roubinovitch, Contribution à l’étude des auto-intoxications dans les maladies mentales, C. R. du Congrès des aliénistes, La Rochelle, 1893,
SYMPTOMATOLOGIE
surproduction, l’hypotoxicité, dans le cas d’insuffisante élimination, seraient des signes objectifs de cette auto-intoxication. On a donc étudié dans, les maladies mentales, et notamment dans les états mélancoliques, des variations de la toxicité urinaire pouvant expliquer les troubles mentaux. Ces recherches sont rationnelles; car les psychopathies et surtout la mélancolie sont ordinairement des maladies générales. Dans la mélancolie par exemple, les troubles psychiques peuvent ressortir à plusieurs causes; mais parmi celles-là, l’autointoxication — même si elle n’est que secondaire à d’autres processus morbides — doit occuper un rôle considérable. Malheureusement les recherches de la toxicité urinaire sont encore entourées de trop de difficultés pour que l’on puisse arriver à une conclusion répondant d’une façon satisfaisante à ces deux questions : 1° L’urine des mélancoliques est-elle plus^ou moins toxique que l’urine normale? 2° A quoi est due cette différence toxique ? Nous renvoyons pour plus de détails relatifs à ces deux questions au mémoire que l’un de nous a publié en collaboration avec M. Gilbert Ballet 1 2 .
La résistance électrique est habituellement augmentée chez les mélancoliques, — ainsi que l’ont montré les recherches de M. Séglas - et de M. A. Vi-