‹ La mélopée antique dans le chant de l'Église latine. Suite et complément de l'Histoire et théorie de la musique de l'antiquitéChapitre 86 sur 155 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CANTILENES lASTIENNES.

§ 167. Si, dans le chant chrétien, la grave mélopée éolienne représente le tempérament gréco-romain, pondéré par essence, l'harmonie ionienne, qui se chante plus à l'aigu, est le représentant de l'hellénisme oriental, modifié par son contact avec des races plus subjectives, plus ardentes. Aussi diverse d'accent et de formes que les modes de la Grèce occidentale (le dorien et l'éolien) sont fidèles à un type unique, la modalité ionienne constitue à elle seule tout un système musical. Déjà à l'époque classique nous la voyons exhiber ses nombreuses variétés : la forme normale dans les monodies de la scène tragique', la relâchée dans les chansons de table% l'intense dans les déplorations exaltées à la manière de l'Orient^; même ses mélopées mixtes (iasti-éoliennes) sont en usage dès les temps les plus anciens'*.

Vers le milieu du V^ siècle avant J. C. surgit un nouveau style mélodique, spécialement ionien, dont les maîtres fameux furent Phrynis de Mitylène et son heureux rival, Timothée de Milet^

ï Aristote, ProbL, XIX, 48 : « L'hypophrygien (iastien) possède un caractère actif; « l'hypodorien (éolien) est grandiose et ferme. Ces deux harmonies ne conviennent pas « au chœur tragique, mais dans les chants de la scène elles sont à leur place. »

2 Platon, Réptibl., III, p. 398 : « Quelles sont les harmonies amollissantes et propres « aux festins? L'ionienne et la lydienne dites relâchées. »

3 Les Suppliantes d'Eschyle, chœur d'entrée, strophe 3.

4 Voir ci-dessus pp. 37-38.

5 Mus. de Vaut., t. II, p. 491.

262 HARMONIE lASTIENNE.

C'est la musique de la décadence, si durement flagellée, au nom des traditions nationales, par les comiques' et les philosophes de l'école de Platon^, ce qui n'empêcha d'ailleurs ni sa fortune, ni sa durée. En effet lorsque, à la suite des conquêtes d'Alexandre, toute l'Asie occidentale s'hellénisa et que les arts de la Grèce envahirent la Syrie et l'Egypte, ce furent les mélodies et les rythmes de l'Ionie qui acquirent la prédominance^ Plus tard, après que le christianisme eût déraciné dans ces pays les vieux cultes polythéistes et que lui-même y eût été supplanté par l'Islam, l'harmonie des Ioniens devint l'échelle fondamentale de la musique arabo-persane^ Jusqu'à ce jour elle garde dans cet art une primauté analogue à celle de l'octave éolienne chez les Grecs occidentaux et leurs disciples les Romains, de la gamme majeure chez les nations de l'Europe moderne.

§ i68. L'iastien a été aussi dès l'origine le mode le plus répandu dans les cantilènes chrétiennes de l'Occident. Saint

1 Mus. de Vaut., t. II, p. 482 et suiv.

2 Platon, dans son dialogue de Lâchés, relègue Viasti parmi les modes de provenance barbare, avec le phrygien et le lydien (p. 188). Son disciple Héraclide, qui maintient l'origine hellénique de l'iastien, s'efforce d'établir une différence à'êtJws entre l'harmonie fondamentale et ses variétés dérivées. Voici comment j'interprète le passage problématique conservé par Athénée (XIV, 625) : « Uéthos de l'ancien mode ionien (le normal) « n'a rien de gracieux ni de joyeux; il est plutôt austère et dur, bien qu'on y trouve une « certaine distinction qui le rend éminemment propre à la tragédie. Quant aux Ioniens t d'à présent, leurs moeurs sont dissolues et fort éloignées du caractère de la susdite « harmonie. On dit que Pytherme de Téos a composé en ce genre d'harmonie des chan- « sons de table {a-/.o/.ià [^Jx-r^); et qu'étant Ionien lui-même, cette épithète a passé aux « mélodies. En effet il est probable que Pytherme, vivant en lonie, aura accommodé « l'allure de ses mélodies au tempérament (voluptueux) de ses compatriotes. C'est pour- « quoi je présume que l'harmonie (des scolies) de Pytherme n'est pas Viasti (de la « tragédie), mais une variété fantaisiste de Vharmonie ionienne; » rcôitov ^f riyx ^xviJ.c/.o-rov [jyjç 'lâ^Of] (xc^o-Ao(.ç. Héraclide me paraît ici faire allusion à l'iastien relâché, qui, aux yeux d'un grec puriste, devait en effet passer pour un mode fantaisiste, puisque ses mélodies sont situées dans une octave modale autre que l'iastienne. Aristote explique, et justifie jusqu'à un certain point, l'emploi de ces déviations (TTa^ix/Sacrsi;) de la mélopée (ci-dessus, p. 14, note 1), et défend hautement Timothée contre le rigorisme de Platon {Mus. de l'ant., T. II, p. 490).

3 Se rappeler, par exemple, les chansons ioniques {]'jj-/ikx ac^u-ara). Mus. de l'ant. t. II, pp. 124, etc.

4 Voir Villoteau, Kiesewetter, Helmholtz, Land (Toonladders dey arabische muziek, Amsterdam, 1880), qui transposent l'octave iastienne soit d'une quarte, soit d'une quinte, soit d'un ton à l'aigu.

lASTIEN RELÂCHÉ (Tétr. plao., vme mode). 263

Ambroise n'emprunta pas seulement à l'Eglise d'Antioche sa manière de chanter en chœurs alternatifs, mais aussi sans doute une partie des thèmes mélodiques déjà introduits dans la modulation des psaumes et des hymnes. L'harmonie iastienne occupe trois des modes de VOdoechos latin (le VIP, le VHP et le IV^), lesquels se partagent entre eux plus de la moitié de l'antiphonaire de l'office. Elle a le privilège unique de se mêler à tous les autres modes du chant chrétien; non-seulement elle forme avec l'éolien les cantilènes hybrides dites iasti-aeolia (p. 93), elle s'associe par moments à l'hypolydien (th. 13), au dorien (th. 36, 37).

Dans le présent chapitre nous ne nous occupons que des deux formes du mode terminées sur la fondamentale (G), l'iastien normal et le relâché, réunis dans le tétrard. De tout temps les musicistes occidentaux ont attaché une idée d'élévation à cette famille de chants. « Tandis que les six premiers modes, » dit Guy d'Arezzo, « expriment les peines et les tribulations d'ici-bas, « arrivés au septième nous passons à la vie intellectuelle et « contemplative' ». Cela rappelle la définition de Cassiodore, plus ancienne de cinq siècles : « l'iastien aiguise l'intelligence des « esprits obtus; à ceux qu'appesantit le désir des choses terrestres, « il octroie l'appétence des biens célestes^ ». Et cependant Guy, ni personne au moyen âge, ne pouvait se douter que l'iastien et le tétrard eussent une seule et même échelle.

C'est la forme plagale qui. aux yeux des esthéticiens du chant liturgique, réalise le plus complètement l'idéal du mode. Elle tient le premier rang pour l'usage; c'est par le VHP mode que nous commencerons l'examen de cette famille harmonique.

Section I. — Chants de Viastien relâché.

§ i6g. « Le nombre huit », dit encore Guy, « est le symbole « universel de la perfection; c'est pourquoi le VHP mode s'élève

ï « Cum a primo usque ad sextum labores hujus vitae significentur, cum jam ad « septimum venitur, in quamdam transitur theoricam et contemplativam vitam. » De inod. form., p. 107.

2 « lastius intellectum obtusis acuit, et terreno desiderio gravatis caelestium appeten- « tiam bonorum operator indulget. » Var. II, 40 (voir ci-dessus p. 76).

204 lASTIEN RELÂCHÉ (Tétr. plag., viiie mode).

« au-dessus des douleurs et des chagrins, et n'admet pas les « soupirs, sinon ceux qui se dirigent vers le Ciel. Aussi serait-il « malaisé et inepte d'y composer une cantilène éplorée' ». En effet cette variété de l'harmonie iastienne, dont les accents résonnaient dans les festins de l'Athènes païenne, a reçu du christianisme la mission de réveiller les fidèles avant l'aube, et de leur suggérer des cantiques de louange, de jubilation. Ses antiennes remplissent l'office nocturne des fêtes et solennités de l'Eglise. Non moins favorable au développement mélodique que le I" mode, il forme comme lui beaucoup d'antiennes de longue haleine.

§ 170. Sa structure harmonique a été analysée sur la mélodie de l'hymne à Némésis (pp. 45-46), et son parcours mélodique déterminé par l'examen de ses principaux types d'antiennes (pp. 88-89). Quatre degrés de l'octave iastienne sont aptes à commencer une mélodie antiphonique. Un seul d'entre eux appartient à l'accord du mode; c'est G, le son fondamental, point de départ le plus fréquent de toute mélopée plagale. Le deuxième son initial est F, l'appoggiature inférieure de la susdite fondamentale (thème 13). Le troisième est a, tantôt appoggiature supérieure du son principal (var. du thème 12), tantôt anacrouse préparatoire de F (thème 14). Le quatrième point de départ est c (th. 18), étranger à la triade modale, et se rattachant seulement par consonance indirecte de quarte à la base harmonique^

§ 171. On distinguait au moins trois terminaisons psalmodiques du VHP mode dans la première moitié du X° siècle^.

L Conclusion ordinaire, complète, en usage pour les antiennes

' « Octava pars in omnibus perfecta est, et transcendit labores et aerumnas, nec jam « dedita est lamentis, nisi his qui amore superno fiunt. Unde et difficile et ineptum est « ex eodem modo fieri lamentabile carmen. » De mod. form., p. 107. — « Per tetrardum « (authentum) béatitude exprimitur, sed quae adhuc carne gravatur; per ejus vero « subjugaiem aeterna quies et habitudo exprimitur. » Ibid. — « Le Ville mode est « doux, paisible, propre aux narrations, et a un agrément fort naturel... On peut s'en « servir pour les textes qui marquent le désir de la félicité ou de la gloire, » etc. Poisson, Traité du chant grégorien, p. 360.

2 Les antiennes du Ville mode commençant actuellement par D ou C ne sont pas primitives. Voir ci-dessus pp. 212, 220.

3 Aurélien de Réomé a cinq terminaisons, Réginon trois, de même que la Commemoratio, Guy d'Arezzo quatre.

lASTIEN RELÂCHÉ (Tétr. plag., viii» mode). 265

des cantiques de l'Évangile, ainsi que pour toutes les autres ayant pour son initial G, a ou F.

^ et;

Ju- sti-fi - cationes tuas eu - sto-di • am : non me de- re - linquas us-qne- qua-qiie.

C c tl et} a G II sae-cu- lo-ruiii, a-men.

Exemple : Venite post me.^

II. Terminaison incomplète, suspensive, sur le quatrième degré (c), affectée aux antiennes qui commencent par cette note.

c c tj c d c II

sae-cu-lo-rum a-men.^ Exemples : Omnes génies per gyruiii. Hodie scietis.

III. Variante de la précédente formule. Elle se trouve également accompagnée d'une antienne débutant par c.

c c tja c d c !|

sae-cu-lo-rum a-men.s

CGC tjaG

a G F G a l^aGFG G ||

e - sto pec - ca- lis no - stris.

Exemple : Pro-pi - ti - us

§ 172. Les 228 antiennes du VHP mode que nous avons recueillies ci-après, dérivent, à part une demi-douzaine, de sept thèmes nomiques.

Thème 12, primitif'*, Tamquam sponsus (G a G F a c tj G), compris chez Réginon dans la classe principale du tétrard plagal.

Antiennes de la i'^ époque : "

iBzia:

Tamquam spon-sus Do- mi-nus pro-ce-dens de tha - la - mo su - 0. Ps. 18. De Nat. Lni in I noct.

1 Commem., pp. 217, 225, 216 (ci-dessus p. 118). Cette terminaison correspond apparemment à la première différence d'Aurélien, à la classe principale de Réginon, à la première division de Guy.

2 Ibid., p. 225. C'est la deuxième division de Réginon, la IV^ de Guy.

3 Ibid. (Les deux notes sur Amen sont interverties.) Cette troisième terminaison de la Commemoratio n'a pas d'équivalent certain chez Aurélien, et ne correspond à aucune des formules de Réginon ou de Guy.

4 Dans le psautier hebdomadaire: Deus judex justus, ps. 7; Adorate Dovtinum, ps. 28; Liberasti virgam, ps. 73.

266 lASTIEN RELACHE (Tétr. plag., viiie mode).

Thème 12.

'GaGGa GF FGac tfac t| aFGaaGGH

De-us ad-ju-vat me, et Dominus susceptor est a - ni-mae me-ae. Ps. 53.

Sabb. sancto in III" noct.

" ex ex ex 0 0 n rx^^ " -C^ «k T^ U !^ ^T r^ r^. Il

p. 4irn}

Do -mi -ne, ab-stra-xi - sti ab in - fe - ros a - ni-mam me-am. Ps, 29.

Sabb. sancto in II» noct.

"G G G G a G a GF

Ab ho- mi -ni- bus i • ni-quis In Cena Dni ad Vesp. Ant. Trev., p. 399.

"G G G a GF G a GF

Ju - sti -fi - ce - ris, Do - mi - ne,

In Cena Dni ad Laud.

G a c tî at} a G II

li - be- ra me, Do - mi- ne. Ps. 139.

in ser-mo-ni-bus tu- is, etc. Ps. 50.

"GGaaGG FGaci^actîl

Su - sce -pi-mus. De -us, mi - se - ri- cor-di-am tu-am, etc. Ps. 47,

De Nat. Diii in II" noct.

"G GgJf] GaaG" âccc^ac^GFGG]

Lae-ten - tur o-mnes qui spe-rant in te, Do- mi - ne, etc. Ps. 5.

De Confess. iu II'> noct.

"GG aaGG'GaG FGa a ]

Tri-um pu - e - ro-riim can-te-mus hy - mnum etc. In cant. 3 puer.

Dom. H Quadr. ad Laud.

Ga GF a âÇ G G d decd cdcjâ F a c^ aG a G | Très ex u - no 0 - re cla-ma - bant in ca-mi - no i - gnis, etc. Ibid.

(Dom. ad Laud.) Ant. Trev , p. 5.

Les trois suivantes antiennes de l'office nocturne du vendredi-saint présentent le thème abrégé et devenu une mélodie fixe.

"GGaaG GG" cact| aa | Di - vi-se-runt si - bi ve-sti-men-ta me - a :

acticdaâGG GFGaaGGlj

et su-per ve-stem me-am mi - se - runt sor-tem. Ps. 21.

In I» noct

"GGGaa G G" ca ccjalcd ÇcaaG In - sur- re-xe-runt in me te-stes i- ni -qui, et men-ti-ta est etc. Ps, 26.

Ibid.

lASTIEN RELÂCHÉ (Tiîtr. tlao., viiie mode).

Thème 12.

" G a a G G c a " c ctf a a | cd tjc a G Lon-ge fe - ci • sti no-tos me-os a me : tra - di - tus sum etc. Ps. 87.

In IIIo tioct.

De la 2^ époque :

G G a a G GK Ga et; ac tja GF a a G G ||

An-ge-li e • o-rum sem - per vi - dent fa - ci - em Pa-tris.

De Innoc. ad Latid. Cf. Iitlon,, p. 136.

GGaaGGF Factfâct}!

Da-bo san-ctis me - is lo-cum no-mi-na-tum etc.

De plur. Mart. in Evaiig. Antiph. du XIIIp siècle.

GGGaGF GFaacddldc^GaJtîaGG E - go sum vi-a, ve- ri-tas et vi - ta, al - le - lu-ia, al-le-lu • ia.

Temp. Rcsiirr. in Evang. Notée entièrement dans VEnchir., p. 183.

*"G G a aG F Ga a" G G

E - go pro te ro-ga-vi, Pe-tre,

GaGaGFGGaFF]

ut non de-fi-ci-at fi-des tu - a : etc.

De S. Petro in Evang. Ant. Trev., p. 706: début issu du thème 17, et incompatible avec les neumes de R. De même dans le diurnal bénédictin du XVe siècle.

"GaFFG GG' actf

Me-men - ta me - i, Do-mi-ne, etc., p. 89.

"Ga FG a cct^" Gtfcaa GaGFi

Ste-tit jfe-sus in me-di-o di-sci-pu- lo-rum su - o - rum, etc.

Fer, m post Pascha ad Vesp. in Evang. {Ordo Rom. I.) L'F initial de l'ustet est incorrect.

*"G G G G a" GF G a c c t{G

Je -sum qui cru- ci - fi - xus est quae-ri-tis, Fer. VI post Pascha ad Laud. in Evang. (Ordo Rom. I.) Ant. Trev., p. 446. (F initial incorrect)

tjc aG aG F I al-le-lu - ia; etc.

*"G G aF FG G'^ a GF G Ga F F |

Pa-ter A - hra - ham, mi - se - re - re me - i, etc.

Fer. V post Dom. II Quadr. in Evang. Ant. Trev., p. 321; (F initial fautif).

* " [G G F aG FG] " Ma -ri - a au, - fem

Facd tjca aG a| con-ser-va-bat o-mni-a ver-ba haec, etc.

Fer. III ante Yig. Nat. Dni in Evang. Ant. Trev., p. 170. Le début, entièrement défiguré, est mieux conservé dans l'Inton., p. 13g, version que j'ui accordée avec les neumes de R.

G G a a G GF "

Mi - se - re - re me - i,

a et; GaGF F fi - H Da - vid!

C et; a ad e c et} cd ctja Quid vis ut fa - ci-am ti - bi? Dom. Quinquag. in Evang. Version de Trêves, p. 283.

FG a aca

Do - mi-ne,

a G FG G

ut vi - de - am.

lASTIEN RELÂCHÉ (Tétr. plag., vine mode).

P-43(ni

Thème 12.

"GaGFGac" ccci}a5^tîG| Ar-chan-ge-U Mi-cha-el, con-sti-tu-i te prin-ci-pem etc.

De s. Mich. ad Laud. Antiph. du XlIIe siècle.

"GGGaaGG'caci; aalcdÇcaGGFGGaaGI

Ve - ri a-do-ra-to -res a-do-ra-bunt Patrem in spi-ri-tu et ve - ri - ta-te. Fer. V post Dom. III Qtiadr. in Evaiig. Ant. Trev., p. 340. Antiph, du XlVe siècle (Bibl. R. de Brux.)-

"G G a a G G" G Ga c a Ga tf

Ma-los ma-h per-det, et vi - ne-am su - am

aGaGactl aGFGG

lo-ca-bit a - H - is a-gri-co - iis.

Fer. VI post Dom. Il Quadr. in Evang. Ant. Trev., p. 323. Le texte est plus court que celui de l'autre antienne commençant par les mêmes mots. Les deux mélodies appartiennent à des modes différents, mais elles remontent probablement à une source commune. Cf. pp. 217-218.

"G Ga GF G" FD FE FG Ga GF

A -do - lia - i, Do - mi - ne De - us De libro Judith. (Sabb. ante Dom. IV Sept, in Evang.)

aG Gc a GF Ga a G I

ma-gne et mi - ra - bi-lis, etc.

*"Ga FGa G G Ga G G" ,Du»i sa - crum my - ste - ri • um

G Ga aGF Ga a G I

,j^j.(/* o^^ - !,,.►,.» ..^j o..t/ , .. - V.,,. cer-ne - ret Jo - an-nes, etc.

In Vig. s. Mich. ad Vesp. in Evang. Le début de Solesmes ne s'accorde pas avec les neumes de R.

*"Ga FGa G G G Ga G G '

jDum me - di-um si-len - ti-tim

G G KG FGa FED DEF |

te-ne-rent o - mni - a, etc.

De Nat. Dni in Evang. Cf. Aur. Réom., p. 52. Sauf Pustet, qui a un simple G sur la première syllabe, tous mes antiphonaires commencent par GD.

*" [G] aG G a c tfG " a G F I F a c cd de ct^a d c^ aG Za-chae - e, fe-sti-nans de-scen-de, qui -a ho-di - e in do-mo etc.

De Dedic. eccl. in Evang. Tous les livres modernes débutent par P. Si cela était exact, l'antienne devrait se trouver dans la première division de R.

*"G Ga aG G FG G"

Ad-ve - ne - runt no - bis

a Facd tfc^aG ad re - di-men-da pec-ca - ta,

G G al? G a GF F I

di - es pae - ni-ten-ti - ae,

G ËF Ga a G G G

ad sal - van - das a - ni-mas.

De Apostolo, Temp. Quadr. in Evang. Mélodie métabolique comme la suivante. Le début est déformé déjà dans Vlnton., p. 136.

"G [GGF] Ga a G

In il - la di - e

GGG" Gat' GaGF|

stil-la -btnit mon-tes dul-ce - di-nem, etc., p. 154.

De la 3'' époque

"G G G G a a G GF "

p.47(n) I - gne me e - xa-ini - un- sti,

De S. Laur. in IIlo noct.

Fa c tjacifaFGaaGGG

et non est in-ven-ta in me i - ni-qui-tas.

lASTIEN RELÂCHÉ (Tétr. plag., viiic mode).

Thème 12.

"G a GF Ga G Fa c d c et; ac et; G |

O - re-mns 0- viiics ad Do-mi-num Je-sum Chri-stum, etc.

De S. CUm. in Evang. Antiph. du XHIo siècle.

C t; G a C t} I u - te- ro, no-vi te, etc.

*'[G G a] aG F Ga G" e

Pri • us-quam te for-ma - rem in

De S. Joh. Dapt. in I noct. Pustet et Plantin ont le thème 16, ce qui ne s'adapte pas aux neumes. L'antiphonaire du XIIIo siècle débute ég'alement par une version improbable.

"GaGFaâbGFGG' aGFGGaFF GGFGacd c^cdc O vi-rum in-ef - fa-hi - lem! nec la - bo-re victum, nec mor - te vin-cen-dum;

cdi;caGa GaGÊFGaaGGH

qui nec mo-ri ti-mu-it, nec vi - ve - re re - eu -sa -vit.

De S. Mart. ad Laud, Aur. Reom., p. 53. Antiph. du XlIIe s. Mélodie métabolique.

Variante a, Lahia niea (G F a c t} G a G); le commencement du thème mélodique est abrégé.

Antienne de la i^ époque :

La-bi- a me-a

Inton., p. 139.

lau-dabunt te in vi-ta me-a,

De la 2^ époque :

De - us me-us. (Cf. p.135.)

"G F ace t;' G t;c a G aG F |

Qui- a vi-di-sti me, Tho-ma, cre-di - di - sti : etc. Dont, in Alb. ad Vesp. (Ordo Rom. I.)

*"G F a e ^G Da- ta sunt e - i

i;c a G aGF F in • cen- sa mul - ta,

a cd ct;c de e d c et; a et; aG G

ut ad - o - le-ret e - a an -te al -ta - re au - re - um etc.

De s. Mich. in III' noct. Début défiguré dans les livres actuels, et déjà dans Vlnton. (p. 141). Tous ont le thème iS. Seul l'antiph. du XlIIe siècle s'accorde avec R.

"GFaeppaG"!

La - pi - da - ve- runt Ste - pha-num, etc.

De S. Sfeph. ad Laud.

Se - pe - H - e- runt Ste- pha-num

De eod. off. in Evang.

Vi-de - te ma-nus me - as Fer. III post Pascha in Evang. (Ordo Rom. I.)

G G a G aGF F |

vi - ri ti-mo-ra - ti etc.

t;c a G aG F I et pe-des me - os, etc.

lASTIEN RELACHE (Tétr. plag., viiie mode)

R. T. Thème 13.

"GGa FacÇG^ca'GâGFIGGFGacijGÇcaGG || p.45(n) Da - ta est mihi o-mnis po-te-stas in cae-lo et in ter-ra, al-le-lu-ia.

Fer. V post Pascha ad Yesp. (Ordo Rom. I.)

Variante b, Alléluia diurnal des dimanches (a G F G a G), commençant par l'appoggiature supérieure de la corde fondamentale (comme l'hymne à Némésis, p. 43). Ce modèle mélodique se confond souvent avec le thème 14.

Antiennes de la i'^ époque :

Al -le - lu

(Dont, ad hor. diurn.)

al - le - lu - ia,

al - le - lu - ia.

a G F G Ga G F

Hymnum can-ta - te no - bis

(Fer. Y ad Vesp.) Diurn. du XVe siècle.

ac ctjcdc a a G G ||

de can - ti-cis Si -on. Ps. 136.

"a G FG G F a cd de" c et} a t}c t^ G G |

Li - be - ra me de san-gui - ni - bus, De - us, De - us me - us : etc. Ps. 50.

Fer. IV maj. hebd. ad Laud.

De la 2" époque :

"a G FG Ga G" F a F a a G

Duin com-ple - ren - ttir di-es Pen-te-co-stes,

a G c^ Ga aG

in Je- ru - sa - lem, (Dom. Pentec. in Evang.j Ant. Trev., p. 507.

c e cdc

ve-nit laus

Fa aetjaG atja aG

al - le - lu - ia,

Fa âcpG âp aG

al - le - lu - ia.

a GF GaGFaeecccHe

Page 1