‹ La Membrane Cellulaire Chez Les VégétauxChapitre 47 sur 98 · PROCESSUS CHIMIQUE DE SON DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

PROCESSUS CHIMIQUE DE SON DÉVELOPPEMENT

DiPrec (4, 47, 53, 54), un des premiers, a signalé que la nouvelle cloison formée après la division du noyau ne lui avait dans aucun cas donné les réactions de la cellulose ; qu'elle est insoluble dans l'acide sulfurique concentré, où se dissout la cellulose ; qu'elle est uniréfringente alors que la membrane cellulosique est au contraire toujours biréfringente. Sa constitution chimique et moléculaire est donc nettement différente de celle de la cellulose.

Dirpez la considère comme étant de la nature des gommes et admet qu'elle représente la future couche miloyenne ou substance intercellulaire, de chaque côté de laquelle s'applique, par la suite, la membrane propre de chacune des deux cellules nouvellement formées.

ManGix (2, 71), dans ses belles recherches sur la constitution de la membrane, confirme les données de Dirpezet montre que la nouvelle cloison est bien voisine des gommes, puisqu'elle renferme des

composés pectiques.

Quant à la véritable nature de cette lame originelle et aux modifications qu'elle subira pour donner la membrane devenue cellulo sique, deux hypothèses sont possibles selon lui :

Ou bien la couche mitoyenne ou substance intercellulaire n'existe pas toute différenciée, au début. La cloison primitive est formée par un mélange intime de matières cellulosiques el peclosiques el s'épaissit par un apport constant de substances. Mais, bientôt 1l se forme par intussusceplion, dans la région médiane de cette lamelle, un dépôt de pectate de calcium qui donne naissance à la substance intercellulaire, tandis que, de chaque côté, la membrane propre de la cellule, constituée du même coup, va continuer à s'épaissir.

Dans la seconde hypothèse, la couche mitoyenne se trouve établie dès la division de la cellule. Elle est formée de composés pectiques, de pectate de calcium surtout, à l'exclusion de la cellulose, et serait alors rapidement recouverte, sur ses deux faces, de couches d'apposition constituées par de la cellulose et de la pectose.

C'est la deuxième hypothèse qui paraît la plus probable à Main. La couche mitoyenne serait donc constituée par du pectate de calcium sans cellulose, et celle-ci n'apparaîtrait qu'après, dans les couches d'épaississement déposées par l'activité protoplasmique.

Il est de fait que si les réactifs ne permettent pas de montrer celle structure sur de jeunes membranes, à cause de leur ténuité, d’autres moyens peuvent meltre en évidence la lamelle pectique, dans des parois cellulaires, au début de leur développement. I suffit de trailer les tissus par les dissolvants des composés pectiques que nous apprendrons à connaître, pour les voir se dissocier, et s'assurer ainsi que leurs éléments étaient unis par un ciment de pectale de calcium. Dans la suite, le développement des tissus se poursuit par un dépôt continuel de produits celluloso-pectiques, à l'intérieur de la membrane, tandis que les composés pectiques purs s'accumulent de plus en plus dans sa région externe.

Il en résulte que, dans un tissu adulte, non modifié par l'incrustalion de la lignine ou par la transformation en subérine, la membrane présente toujours, non plus une couche mitoyenne, mais une lamelle moyenne dans le sens de NarGurr ou de Gicson (v. p.46), dont l'épaisseur augmente sans cesse, par intussusception de produits pectiques. Cette lamelle moyenne est constituée par du pectale de calcium insoluble et toujours exempte de cellulose, et,

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