TROISIÈME OBSERVATION
Les deux observations précédentes établissent très nettement la réalité du phénomène de mémoire des marées pendant le jour. Denouvelles observations ont été prises qui contrôlent les précédentes en décrivant avec plus de précision le détail des oscillations diurnes C., et qui y ajoutent la constatation de leur immobilité pendant la nuit. Pour que les C. ne soient pas attires ou retenues par la lumière entre l'épaisseur du sable et la paroi de verre, la base du bocal est entourée de papier noir sur une hauteur un peu supérieure à l’épaisseur du sable.
Premier jour
Pleine mer : 2 h. 12 du soir. À 5 heures, des C. sont recueillies sur le rivage et réparties en deux lots, A et B. Le premier est placé de manière à recevoir de tous côtés une quantité de lumière sensiblement égale ; le second, devant une fenctre de façon à être plus éclairé d’un côté que de l’autre. Dix minutes après avoir été mises dans les récipients, les C. se disposent à la surface du sable comme elles l’auraient été à la même heure sur la grève. En A elles sont uniformément réparties. En B elles sont d'autant plus nombreuses que plus voisines du côté directement éclairé.
À 11 heures du soir, trois heures avant la pleine mer, elles
ont toutes, sauf un dixième environ, disparu sous le sable.