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LES MALADIES DE LA MÉMOIRE

cHez Convoluta roscoffensis

Les lots-témoins

Les mouvements des C. des lots-témoins ne sont pas cités en regard des mouvements des C. des lots en expérience, parce qu’ils reproduisent toujours à peu près ceux qui ont été notés au chapitre de la mémoire des marées : le trouble mnémonique normal apparaît en général le quatrième jour ; au contraire, le trouble mnémonique pathologique se manifeste beaucoup plus vite ou même immédiatement ; parfois il y a, entre la perturbation initiale et l’amnésie définitive, une période de retour mnémonique progressif qui est l'indice d’une adaptation progressive temporaire.

Il convient cependant d'envisager à part ces lotstémoins : ils apportent en effet à ce chapitre des perturbations de la mémoire des C. une contribution propre ; parfois un mouvement ascensionnel léger et partiel se produit, et surtout dans la seconde partie de la nuit, sous l'influence purement psychique de la palirrimnésie et contre l’action actuelle de la nuit. Il y a ainsi, de nuit, manifestation de l’antagonisme qui existe durant le jour entre les deux éléments, oscilla-

NB

tion thalassique et oscillation iméronyctique, dont l’association constitue le phénomène de la mémoire chez les C. et dont la dissociation amène loubli. Mais tandis que, de jour, l’action de la lumière tend à détruire la palirrimnésie en inhibant la descente des C., de nuit, l’action de l’obscurité tend à la détruire en inhibant leur ascension. Leur ascension nocturne constitue donc un phénomène de mémoire pure au même titre que leur descente diurne. À ce point de vue, l’ascension nocturne des C. est normale. Mais elle est pathologique, bien que spontanée, lorsqu'elle s'effectue, par exception d’ailleurs, en dehors du temps de la pleine lune, à l’encontre de l’oscillation iméronyctique ; surtout elle est pathologique parce que, le plus souvent, l'ascension anti-iméronyctique n’est pas suivie d’une descente thalassique et qu’ainsi le trouble de l’oscillation iméronyctique détermine un trouble de l’oscillation palirrique. Au moment d'une pleine lune, pendant plusieurs nuits que d’épais nuages rendaient profondément obscures, tous les lots-témoins ont exécuté l’oscillation thalassique presque complète et totale à l'encontre de l’oscillation iméronyctique : cela est un fait de mémoire des marées, peut-être même de mémoire des périodes de pleine lune, puisque Gamble et Keeble ont constaté l’étalement des C. sur le sable des grèves pendant les nuits de pleine lune.

La constatation de mouvements palirriques nocturnes seulement esquissés chez des C. laissées en milieu normal accuse davantage le trouble mnémo-

nique de (. soumises à certaines expériences perturbatrices. Des C. placées en effet dans certaines conditions ont exagéré ce trouble de l’oscillation iméronyctique en exécutant de nuit comme de jour l’oscillation thalassique totale et cormplète,ou en l’exécutant davantage et mieux la nuit que le jour; ou même en l’exécutant de nuit et en ne l’exécutant pas de jour.

Voici quelques observations de lots-témoins.

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