‹ La mémoire chez convolutaChapitre 27 sur 70 · EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE

Premier jour

Des C. sont recueillies à marée basse. Placées dans un cristallisoir, elles s’étalent sur le sable qui en remplit le fond. À l'heure où les C. de la plage disparaissent, elles descendent

sous le sable.

Deuxième jour

Pleine mer : 5 h. 5 du matin. —5 h. 30 dusoir.

Les C. commencent à paraître sur la plage à 7h. 15 du matin et achèvent de disparaître à 3 heures du soir.

Les C. en expérience font leur ascension de 7 heures à 9 heures.

A ro heures du matin, l’eau est changée avec un siphon. Toutes les C. descendent sur et sous le sable. Cinq minutes

après le changement d’eau, la réascension commence le long

de la paroi; elle est achevée quarante-cinq minutes après l'opération ; les C. ont alors repris leur position primitive.

A 11 h.30, deuxième changement d'eau par siphonage. A 1 heure du soir, troisième changement d’eau. La réascension est toujours achevée au bout de quarante-cinq minutes.

La descente mnémonique s'effectue normalement de 2h. 30

à 3 heures.

Troisième jour

Pleine mer : 5 h.55 du matin. — 6 h.20 du soir.

Les C. sont étalées sur la plage de 8 h. 5 du matin à 3 h. 50 du soir.

L'ascension commence dès 5 heures du matin et s’achève à 9 heures. IL y a donc, dès le second jour, trouble mnémonique : les C. passent prématurément de l'influence palirrimnésique à l'influence iméronyctimnésique.

Un premier siphonage a lieu à 10 heures du matin qui fait tomber toutes les C. au fond du récipient. Quarante minutes après, l'ascension complète est à nouveau réalisée. A 11 h. 30 et à 1 h. 30, deux autres siphonages, suivis de réascension complète au bout de quarante-cinq minutes.

La descente commence à 3 heures et s'achève tardivement à 5 heures. Il reste même un très petit nombre de C. à la surface de l’eau et le long de la paroi qui ne regagent le fond qu'à 8 heures du soir. Cette descente semble donc purement iméronyctique.

Quatrième jour

Pleine mer : 6 h. 46 du matin, 9 h. 10 du soir. — Les C. couvrent la plage de 9 heures du matin à 4 h. 4o du soir.

Un très léger début d’ascension se manifeste dès 5 heures

du matin. À 8 heures, la moitié des CG. est montée à la surface. L'ascénsion est totale à 10 heures.

A 11 heures du matin, premier siphonage. Comme précédément, les C. descendent toutes aussitôt, et, cinq minutés après l'opération, commencent à remonter ; mais iln'en remonte qu'une quantité infime.

A x heure du soir, la ‘situation est la même. Un second siphonagé est fait. Une heure plus tard, il y a eu ascension d'une quantité de C. cinq'ou six fois supérieure à celle qui s'était élevée précédemment, le cinquième environ de la totalité des C. en expérience.

A 3 heürés du soir, troisième changement d’eau.Une demiheure plus tard, le cinquième au plus de la totalité des CG. en expérience a effectué l'ascension à nouveau.

A 5 heures du soir, au lieu d’être descendues, les G. ont continué de monter: il yena plus dutiers à la surface de

‘eau.

La descente commence à 7 heures du soir. Elle est tota-

lement achevée à 8 h. 30.

L'oscillation iméronyctique est donc substituée à l’oscillation thalassique. IL a suffi, pour obtenir ce résultat, de renouveler l’eau neuf fois, à raison de trois fois par vingt-quatre heures, pendant la marée basse, c’est-à-dire pendant l'ascension des C. L'observation du mouvement des G. pendant

les deux jours suivants confirme cette conclusion.

Cinquième jour

Pleine mer: 7h. 36 du matin. — 8 heures du soir. Les C. sont étaléés surla plage de 9 h. 45 du matin à 5 h. 30 du soir,

Les C. en expérience commencent à monter à 5 heures du matin. À 9 h.30, la moitié est à la partie supérieure du vase, et l'ascension est terminée.

A 11 heures, l’eau est renouvelée ; le quart seulement des C. en expérience remonte le long de la paroi et à la surface de l’eau.

À r heure du soir, l’eau est encore renouvelée.

A 3 heures, il n’est remonté qu'une quantité insignifiante de C. L'eau est alors changée pour la troisième fois. Une demi-heure après, la même petite quantité est remontée. Mais d’autres suivent de telle sorte que, à 9 heures du soir, les deux tiers des C. ont gagné la partie supérieure du bocal.

La descente complète a lieu de 7 h. 30 à 8h. 30.

Le triple renouvellement d’eau a donc eu pour résultat de réduire la quantité de C. participant à l’oscillation iméro-

nyctique.

Sixième jour

Pleine mer : 8 h. 27 du matin — 8h. 53 du soir.

Les C. en expérience ne sont soumises à aucun renouvellement d’eau ; les deux tiers d’entre elles montent de 5 h. 30 à 9 heures du matin et descendent de 7 h. 30 à 9 heures du

soir.

En résumé, la palirrimnésie résiste à l’action perturbatrice du triple renouvellement d’eau pen- “dant les premières vingt-quatre heures de l’expérience ; elle est troublée dès le lendemain : le surlendemain elle a disparu ; l’oscillation iméronyctique règle seule l’action mnémonique subsistante des C.

Le quatrième jour, sous l'influence de la même cause perturbatrice, le tiers des C. ne participe pas à cette oscillation. Et il en est de même le cinquième jour bien que la cause de trouble étudiée ne se soit pas manifestée à nouveau.

2° Causes physiques A.— Le séjour dans un lieu obscur

PREMIÈRE EXPÉRIENCE

Premier jour

Pleine mer : 2 h. 12 du soir.

A 5 heures, des C. sont recueillies sur la plage et placées s ous une caisse recouverte d'étoffe noire. Dix minutes plus tard, les C. sont uniformément réparties sur le sable conformément au souvenir de la marée basse.

Il en est de même à 8h. 45 lorsque se fait la nuit, et à 9 h. 15 lorsque la nuït est faite.

À 11 heures du soir, elles commencent à descendre sous le sable.

Deuxième jour

Pleine mer : 2 h. 38 du matin, 3 h. 3 du soir.

2 heures du matin. — Les trois quarts ont, sous l'influence du souvenir, disparu sous le sable; le surplus est à la surface du sable et des parois.

5 h. 20. — Toutesles C. sont étalées à la surface du sable

et des parois avec accumulation circulaire à la surface de

J'eau.

Jusqu'ici la mémoire exerce son action. Il n’y a eu d’ailleurs d'autre anomalie que l'allongement de la nuit qui, commencée à 5 heures du soir la veille, dure encore à 5 h.20 du matin. Et cela semble suflire pour que, à 2 heures du matin, le quart des C. fasse infraction à la palirrimnésie et à l'iméronyctimnésie, et pour que, dès 5 h.20 du matin, l'ascension des C. atteigne son maximum que le lot-témoin atteindra à 6 h. 30 seulement.

Mais maintenant le milieu où les C. sont placées est tout à fait anormal. La perturbation qui en résulte est immédiate et définitive : toutes les C. sont soustraites à l’action de la la mémoire. Pendant toute la deuxième journée de l’expérience, il ne se produit aucun changement dans leur répartition ; elles sont disséminées d’une manière à peu près uniforme à la surface du sable et des parois ; il y a comme un état permanent de centrifugation. Aucun changement ne se produit non plus dans la nuit suivante. Elles sont frappées à la fois de palirri-amnésie et d'iméronycti-amnésie.

Le troisième jour, à 6 heures du matin, toutes les C. en

expérience sont mortes.

DEUXIÈME EXPÉRIENCE

Premier jour

ns me + ne —

Pleine mer : 10 h. 23 du soir.

Des C. sont recueillies à 5h. 30 du soir et placées sous une caisse enveloppée d’étoffe noire. Elles descendent sous le sable. Elles y sont encore à 6h. 30, 7 h. 30, 9 heures, 11 heu-

res. Il semble qu'une certaine influence mnémonique se soit

exercée.

Deuxième jour

Pleine mer: 10h. 54 du matin, 11 h. 28 du soir.

5 heures du matin: un petit groupe de C. mortes occupe le centre de la surface du sable ; les autres C. forment, le long de la paroi, à 2 centimètres au-dessus du sable, un anneau régulier. Elles restent disposées ainsi jusqu'à 11 h. 30, peutêtre sous un dernier reste d'influence mnémonique.

À » heures du soir, toutes les C. vivantes se sont également . disséminées sur toute la hauteur des parois qu’elles doublent ainsi d’une sorte de cylindre vert. Il en est de même à

6 heures et 11 heures du soir.

Troisième jour

$ heures du matin: même disposition qu'hier.

rr h. 30 du matin : le mouvement de centrifugation s’est accentué ; les C. couvrent, non seulement toute la surface des parois, mais encore toute la surface de l’eau.

Elles restent ainsi disposées, jour et nuit, pendant encore sept jours. Dès le troisième de ces jours-là, elles étaient sensiblement décolorées et le nombre des C. mortes s'était

accru.

Cette mortalité rapide des C. soumises à la suppression du jour peut être attribuée à une intoxication des C. par les décompositions organiques ayant leur siège dans le sable. L'obscurité peut n’avoir d'autre effet que la destruction de la mémoire et la

décoloration des Lissus. En effet l'expérience suivante

a été faite à Paris sur des C. placées dans un récipient contenant de l’eau de mer et pas de sable : 14 C. ont été placées à l'obscurité, 14 C. laissées à la lumière ; les premières ont, tout le temps de l’expérience, conservé une activité normale, mais dès le quatrième jour de l'expérience, la moitié d’entre elles, et, le onzième jour, l’autre moitié étaient complètement décolorées ; de vertes elles étaient devenues jaunâtres; le quatorzième jour, dans le lot en expérience, la présence a été constatée d’une quinzième C. très petite, née pendant l’expérience en cours; le vingtième jour, les 15 C. étaient toujours vivantes. Au contraire, dans le lot-témoin, le onzième jour, 3 C. élaient mortes, et, le vingtième, il n’en restait plus que 2 de vivantes. L'obscurité a done produit la décoloration, maisnon la mortalité. Il n’y a eu aucune manifestation mnémonique : cela s'explique suffsamment par la trépidation du chemin de fer.

TROISIÈME EXPÉRIENCE

Premier jour Des C. sont placées sous un épais papier noir. Elles se disposent au fond du vase et y restent pendant tout le temps

de la marée basse. Pendant la marée haute, elles forment un

anneau le long de la paroi.

Deuxième jour

Disséminées sur toute la surface des parois, les C. demeu-

rent ainsi, quel que soit l’état de la marée. quel q

Troisième jour

Pleine mer : 5 b. 5 du matin. — 5 h. 30 du soir.

La centrifugation est complète : les C. sont également réparties à la surface du sable, à la surface de l'eau et sur tout le pourtour et toute la hauteur des parois.

A G heures du soir, elles forment, pour moitié, un anneau régulier et complet à la surface de l’eau, et,pour moitié, trois ou quatre amas sur le sable.

Elles gardent cette disposition, jour et nuit, les quatrième,

cinquième, sixième et septième jours.

La suppression du jour amène donc la suppression immédiate ou presque immédiate, totale et défi-

nitive, de la mémoire.

B. — Production brusque, momentanée el répétée de l'obscurité

PREMIÈRE EXPÉRIENCE Premier jour

Des C. sont recueillies à 6 heures du soir, quatre heures avant la pleine mer. Placées dans un bocal, elles se réfugient

sous le sable qui en garnit le fond et elles y restent.

Deuxième jour

Pleine mer : 10 h. 26 du matin.

À 8 heures du matin, à l'exception d'un très petit nombre

de C. demeurées à la surface du sable, toutes ont disparu dans la profondeur. |

1 heure du soir.—Les deux tiers des GC. couvrent le sable.

2 h. 30. — La moitié est sur le sable, la moitié sur la paroi. Il en est de même à 4 h. 30.

De 4 h. 45 à 5 h. 45, le bocal est enveloppé d’une toile bleu foncé quadruplée.

Lorsque l’étoffe est retirée, on constate que les C. qui étaient sur le sable et celles qui étaient sur la paroi directement éclairée se sont uniformément réparties sur tout le pourtour et toute la hauteur de celle-ci en formant une gaine verte. Dans les dix minutes qui ont suivi le retrait de l’étoffe, les C. se sont réparties comme elles l’étaient avant la suppression du jour, moitié sur le sable et moitié sur la paroi

directement éclairée.

Troisième jour

Pleine mer : 11 h. 25 du matin.

À g heures, à l'exception d’un très petit nombre de C., demeurées sur le sable, toutes ont disparu dans la profondeur.

À 10 heures, le récipient est entouré d’une étoffe noire quadruplée. Lorsqu'elle est retirée quarante-cinq minutes plus tard, on constate que le phénomène produit par l’obscurité aux approches de la mer haute est le même qu'hier aux approches de la mer basse : toutes les C. se sont uniformément répandues sur toutes les parois, formant une sorte de manchon dontla partie inférieure repose sur le sable et dont la partie supérieure s'achève à la surface libre de

l'eau. Aussitôt l’étoffe retirée, les C. se laissent glisser le

— ioi — long des parois du vase ; elles tombent comme une pluie lente, striant de longues raies vertes les parois transparentes. Dix minutes après le retrait de l'étoffe, elles ont pres que toutes regagné la place qu’elles occupaient avant le début de l'expérience perturbatrice.

À 2 heures du soir, la réascension mnémonique commence.

À la nuit, la descente iméronyctique s'achève.

Quatrième jour

Pleine mer : midi 30.

9 heures du matin. — La moitié des C. est à la surface du sable, l’autre moitié à la surface de la paroi et de l’eau.

Le récipient est alors entouré d'une étoffe noire quadruplée qui est retirée après cinq minutes : les C. forment, sur le côté directement éclairé, le tiers du manchon vert. L’enveloppe, aussitôt replacée, est retirée après cinq nouvelles minutes ; les deux tiers du manchon sont formés sur le côté directement éclairé. L'enveloppe est aussitôt remise pour cinq minutes encore au bout desquelles il se trouve que la gaine verte est complète, mais épaisse du côté qui recevait primitivement le jour et très clairsemée du côté Opposé. L’enveloppe est replacée pour vingt minutes : lorsqu'elle est retirée, aucun changement n’est constaté. Elle est replacée pour vingt minutes encore au bout desquelles la gaine est partout d'égale épaisseur. Le phénomène n'est achevé qu'après cinquante-cinq minutes au lieu de quarante-cinq à raison sans doute de l'obstacle opposé à son développement par le retrait réitéré de l'enveloppe.

Martin 7

À midi 3o, les trois quarts des C. sont descendus sur le sable, un quart est resté le long de la paroi.

À 5 heures du soir, la situation est la même.

L’enveloppe est alors placée pendant quarante-cinq minutes, au bout desquelles il y a centrifugation complète, les C. étant disséminées à la fois sur les parois, la surface du sable et la surface de l’eau ; mais la centrifugation est imparfaite, car, à la surface de l’eau, les GC. sont peu nombreuses, et, sur le sable, elles sont inégalement réparties.

6 h. 30. — La moitié des C. est dispersée sur le tiers infé-

rieur de la paroi, l’autre moitié sur le sable.

Il ya donc altération profonde de la palirrimnésie après que l’obscurité momentanée a été faite quatre fois en vingt-quatre heures. La première fois, l'obscurité, ayant été faite à marée basse, n’a pas contrarié l’action de la mémoire, elle l’a exagérée en accentuant le mouvement ascensionnel no ‘mal des C. Lorsque l’obscurité est faite pour la quatrième fois, la centrifugation des C., rencontrant dans la mémoire affaiblie un moindre obstacle, est plus complète : non seulement les C.forment un manchon le long des parois du vase, mais un certain nombre se tient sur le sable et à la surface de l’eau. Lorsque l’obscurité est semblablement produite sur des C. dont la mémoire a complètement disparu, la centrifugation, n'ayant plus à subir l’action antagoniste d’un autre phénomène, est complète et parfaite, c’est-à-dire que les CG, forment un voile également épais sur les

MO

parois du vase, la surface du sable et la surface de l’eau.

DEUXIÈME EXPÉRIENCE

Premier jour

Pleine mer : 1 h. 28 du soir.

Les: C. de la plage ont disparu de r1 heures du matin à 3 h. 40 du soir.

Les C., recueillies à 8 heures du matin, se disposent moitié sur le sable qui garnit le fond du bocal, moitié sur les parois et, contre celles-ci, à la surface de l’eau.

De 9 h. 30 à 10 heures, le vase est entouré d'une étoffe noire quadruplée. Il en résulte que les C. exagèrent leur mouvement ascensionnel ; un certain nombre est même monté le long de la paroi à un demi-centimètre au dessus de la surface de l’eau. Dès que le voile est enlevé, la brusque irruption du jour produit un mouvement de chute vers le fond : les G. montées au-dessus de la surface de l’eau regagnent cette surface, et, à quelques exceptions près, loutes les C. des parois regagnent le fond.

Trente minutes plus tard, aucun mouvement réascensionnel ne s’est produit : les quatre cinquièmes sont à la surface du sable. Cela sans doute est l’effet de la mémoire, car, dans le lot-témoin, la descente est commencée.

11 heures. — Sous l'influence palirrimnésique, toutes les C. ont disparu des parois ; la moitié est à la surface du sable, la moitié dans la profondeur.

1 heure, — Le quart sur le sable, le reste dessous.

Le voile est encore placé sur le bocal de 1 heure à 1 h. 30.

Lorsqu'il est enlevé, la moitié des C. est sur le sable, l’autre moitié est dispersée régulièrement sur tout le pourtour et toute la hauteur de la paroi jusqu’à la surface libre de l’eau; quelques C. dépassent même de plusieurs millimètres la surface de l’eau.

Quinze minutes plus tard, la moitié des C. a disparu sous le sable, l’autre moitié est étalée à sa surface. :

L'obscurité est faite une troisième fois de 2 heures à 2h30:

Lorsque l’étoffe est enlevée, un tiers des GC. est sur le sable, deux tiers sur la moitié inférieure de la paroi.

Quinze minutes après, toutes les C. sont sur le sable à l'exception de un dixième environ demeuré le long des parois.

L'obscurité est faite une quatrième fois de 3 heures à. 3:h°30:

Lorsque l’étoffe est enlevée, les neuf dixièmes des C. sont disséminés sur les parois, un dixième sur le sable. Cette ascension plus complète coïncide avec l'approche du moment où les G. commencent à paraître sur la plage.

Dix minutes après la suppression de l'obscurité, il y a un cinquième des GC. sur les parois, quatre cinquièmes sur le sable, sous l'influence réactionnelle de la mémoire.

A 5 heures, l’action de la palirrimnésie fait que la moitié des C. est sur le sable, l’autre moitié contre la paroi à la surface de l'eau. Les expériences perturbatrices de la mémoire ont pour premier effet de fournir une démonstra-

tion nouvelle de la réalité de cette mémoire,

: Deÿ heures à 5 h. 30, le voile est placé sur le bocal pour la cinquième fois.

Lorsqu'il est enlevé, on constate que toutes les C. forment sur toute la surface des parois une gaine régulière, La mémoire n’a pas eu à exercer une action inhibitrice de la formation de cette gaine puisque la mer est basse : c’est une nouvelle confirmation de la réalité de la mémoire ; la gaine est d’autant moins complète et parfaite que la mémoire est plus récente et doit plus agir pour en empêcher la formation ; la mémoire troublée, la mémoire pathologique prouve la mémoire normale.

5 h. 40. — Les C. sont moitié sur le sable et moitié sur les parois.

De € heures à 8 heures, l’étoffe noire est placée sur le bocal pour la sixième fois.

À 8 heures, lorsque l’étoffe est retirée, toutes les C., à l’exception de quelques-unes disséminées sur le sable et la moitié inférieure de la paroi, sont accumulées sur la moitié supérieure et forment à la surface de l’eau un épais bourrelet. C’est l’exagération du mouvement normal provoqué par le souvenir de la mer basse : les deux causes, souvenir et fait actuel de l’obscurité, concourent à un même résultat.

Les C. restent ainsi disposées à 9 heures et à 10 heures : la descente nocturne normale est inhibée par la perturbation

mnémonique provoquée antérieurement.

Deuxième jour

Pleine mer : 2 h. 2 du matin. — 2h. 32 du soir. Les C. de la plage sont disparues de midi à 4 h. 45 du soir.

2 heures du matin, — Les C. en expérience sont moitié à la

surface des parois, un quart sur et un quart sous le sable. Il y a un certain retour offensif de la double action concordante

iméronyctique et thalassique.

5 heures. — La moitié est sur le sable, la moitié sur la paroi.

8 heures. — La moitié est sur le sable, la moitié sur la paroi.

L'influence ascensionnelle du jour est affaiblie.

L'obscurité est produite, de 8 h. 30 à 9 heures, par le même moyen que la veille.

Lorsque, à 9 heures, l’étoffe est enlevée, la centrifugation est complète et parfaite : Les C. sont uniformément disséminées sur le sable, la surface de l’eau, tout le pourtour et toute la hauteur des parois. Le mouvement centrifuge est aidé par sa corrélation avec le mouvement ascensionnel normal dû au souvenir de la mer basse.

10 heures. — Les deux tiers des C. sont à la surface de l'eau contre la paroi, le tiers sur le sable et la portion de la paroi éclairée directement.

1 heure du soir. — Les deux tiers sont sur le sable; un tiers à la surface de l’eau.

Il ÿ a donc, au bout de vingt-quatre heures, une altération sensible de la mémoire.

L'obscurité est produite une seconde fois de 1 h. 30 à 3 heures. |

L’étoffe enlevée, il ne reste plus rien sur le sable. Les trois quarts des C. forment un cylindre sur la moitié inférieure de la paroi, épais sur le premier centimètre, et qui va s’éclaircissant sur 3 autres centimètres ; sur la moitié supérieure

de la paroi le dernier quart de C. forme un autre cylindre,

HO

épais à la surface libre de l'eau et qui va s’éclaircissant par sa partie inférieure jusqu’à la rencontre de La partie supérieure du cylindre de base. Il y a résistance, par palirrimnésie, à la centrifugation que produit l'obscurité arüficielle ; cette centrifugation très imparfaite n'est obtenue qu'après une heure trente minutes d’obscurité.

3h. 10. — Toutes les GC. sont descendues et forment un cercle à la périphérie du sable. |

L’obscurité est à nouveau produite de 3 h. 10 à 4 h. 30.

Ah; 30. — Un très petit nombre de C. forme cercle à la surface de l’eau ; tout le reste est massé par moitié en deux

arcs de cercle à la surface du sable.

5 heures. — Un cinquième environ des C. est, contre la paroi éclairée, à la surface de l’eau ; le reste est étalé sur le sable.

L'étoffe est placée une quatrième fois sur le bocal, de 6 heures à 8 heures.

8 heures. — Le quart des C. est disséminé régulièrement sur le sable : le reste forme un cercle complet, épais, à la surface de l’eau, et ilen descend, jusqu'à mi-hauteur des parois, une gaine progressivement moins dense.

8h. 15. — Une petite portion de cette gaine est descendue sur le sable. La situation est la même à ro heures du soir et

11 heures.

Troisième jour

Pleine mer : 3h. 3 du matin. — 3 h.33 du soir. Les C. de la plage sont disparues de 1 heure du soir à 5 h. 45 du soir.

Le voile a été placé pendant la nuit, de 11 heures du soir

à 2 heures du matin. À ce moment, les C. sont exactement dans la même situation que la veille à 10 heures. Il en est de même à 5 heures du matin.

L'obscurité est artificiellement produite de 5 heures à 7 heures du matin : le quart des C. est, à ce moment, disposé uniformément sur le sable ; le surplus forme une couronne à la surface de l’eau d’où descend une gaine plus claire à mesure qu’elle est plus voisine du fond.

8 heures. — Les C. se rassemblent, dans le même plan, sur la paroi directement éclairée.

Le voile noir est disposé sur le récipient de 8 heures à 9 heures, de 10 heures du matin à r heure du soir, de 1 h. 30 à 3 heures, de 3 h. 30 à 5 heures, de 5h. 30 à 8 heures. Chaque fois il provoque la formation d’une couronne superficielle épaisse avec gaine sous-jacente et d'autant plus claire qu'elle descend davantage. Le voile retiré, ilne descend pas de C. sur le sable pendant la mer basse, il en descend un quart de 1 heure à r h. 30, quatre cinquièmes de 3 heures à 3h. 30, un tiers de 5 heures à 5 h. 30, de 8 heures à 8h. 3oetà ro heures. À minuit, les deux tiers sont sur le sable, le reste for-

mant gaine à la partie supérieure de la paroi.

Quatrième jour ER

Pleine mer : 4h. r du matin, — 4 h. 27 du soir.

Les C. de la plage sont disparues jusqu’à 6 h. 15 du matin et de 2 heures du soir à 7 heures.

2 heures du matin. — Même dispositif qu'à minuit.

4 heures. — Une partie des C. qui étaient à la surface de l’eau est descendue sur le sable.

6 heures. — Même situation.

9 heures. — Un quart sur le sable, trois quarts sur la paroi directement éclairée et à la surface de l’eau.

1 h. 30. — Aucun mouvement de descente ne se produit encore.

2 heures. — Moitié sur le sable, moitié à la surface de l’eau.

2 h. 30. — Deux tiers sur le sable, un tiers à la surface de l’eau. |

4 h. 30. — Moitié sur le sable, moitié à la surface de l’eau.

6 heures. — Trois quarts sur le sable, un quart à la sur-

face de l’eau.

8 heures. — Trois quarts sur le sable, un quart à la surface de l’eau.

10 h. 30 — Les deux tiers des C. sont à la surface de l’eau.

La palirrimnésie ne se traduit donc plus que par un certain fléchissement à 4 heures du matin, et de 2 heures à 4 h. 30. L’oscillation thalassique est partielle et peu régulière : elle a presque complètement disparu. L’oscillation iméronyctique est elle-même troublée dans sa portion noc-

turne : nous sommes, il est vrai, dans la nuit de pleine lune. Cinquième jour

Pleine mer : 4h. 54 du matin. — 5 h. 20 du soir.

Les C, de la plage sont étalées sur la grève de 7 h. 10 du matin à 2 h. bo du soir.

Les C. en expérience sont, à 2 heures du matin, 5 heures,

8 heures, 9 heures, disposées comme la veille à ro heures du

soir.

10 h. 30. — Les trois quarts sont à la surface de l'eau. 1 h. 30. — La totalité est montée le long de la paroi et jus-

qu'à la surface de l’eau.

La descente s’effectue de 5 h. 30 à 8 heures du soir.

Par conséquent, une obscurité momentanée ayant été produite six fois le premier jour, quatre fois le second, sept fois le troisième, on ne constate plus que des traces de palirrimnésie le quatrième jour, el, le cinquième, la palirri-amnésie de la totalité des C. en expérience est complète.

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