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V., aux Documents, le tableau du mouvement des C

moins du tiers exécute une oscillation thalassique de durée réduite, et les neuf dixièmes l’oscillation iméronyctique normale. Le troisième jour, un peu plus de moitié participe à la première oscillation, les quatre cinquièmes à la seconde. Le quatrième jour, la palirri-amnésie est totale ; les deux tiers seulement. font l'oscillation iméronyctique. Le cinquième jour et le sixième, les trois quarts accomplissent cette oscillation.

Solution 3.— Les C. s'y comportent comme dans la solution 2, avec toutefois les différences suivantes : le premier jour, l'ascension mnémonique est plus précoce et le trouble iméronyctique porte sur un nombre de C.moindre de moitié 5 l'oscillation iméronyctique porte, le cinquième jour, sur les quatre cinquièmes et non les trois quarts, le sixième jour sur les neuf dixièmes. |

La solution 1 est donc la plus perturbatrice. L’action des solutions 2 et 3 est sensiblement la même É toutefois la solution 2 est un peu plus défavorable que la solution 3.

Solution 1'.— Le premier jour, toutes les C. exécutent l’oscillation thalassique ; mais, à la nuit, la moitié d’entre elles renverse le rythme iméronyctique. Le deuxième jour, iln’y a plus qu'une légère influence palirrique et iméronyctique ; la nuit, la moitié des C. exécute l'oscillation iméronyctique inversée. Le troisième jour, la palirri-amnésie et l'iméronycti-amnésie sont complètes, et, la nuit, la moitié des C. invertissent le rythme iméronyctique. Il en est de même le quatrième et le cinquième jour. Le sixième Jour, la moitié des C. est morte, et, pour l’autre moitié, l'amnésie subsiste.

Solution 2' et 3'. -- Le premier jour, les C. se comportent

comme dans la solution 1’, avec toutefois un trouble iméronyctique plus considérable. Le deuxième jour, action palirrique presque totale, mais d’allure lente,et, la nuit,iméronyctiamnésie pour la totalité des GC. Le troisième jour, oscillation thalassique de durée réduite pour les trois quarts des C., oscillation iméronyctique pour les neuf dixièmes ; mais dans la seconde partie de la nuit, iméronycti-amnésie. Le quatrième jour, la moitié exécute l’oscillation thalassique, les trois quarts l'oscillation iméronyctique ; la nuit, le rythme est inversé pour la moitié des C. Le cinquième jour, palirriamnésie et oscillation iméronyctique régulière de la totalité des C. Le sixième jour, oscillation iméronyctique pour les

neuf dixièmes des C.

Le trouble mnémonique est done moindre dans les solutions 2 et 3, qui sont dépourvues de NaCl, que dans la solution 1, qui en contient, et il est plus considérable dans les solutions 1’, 2’, 3°, que dansles solutions 2et 3, à raison sans doute de la présence de NaCl et d’un état de sursalure.

SIXIÈME EXPÉRIENCE

L'association des différents sels constitutifs du milieu marin produit un tout harmonique dont les C. ne supportent pas sans dommage qu'aucun des éléments soit distrait, ou diminué, ou accru. On peut supposer que cette dysharmonie entre l'animal et son milieu modifié, qui se traduit, non seulement par des troubles physiologiques, mais aussi par des trou-

bles psychologiques, est imputable moins à des causes chimiques ou ioniques qu'à un état d'hyper ou d’hypotonicité. Il peut done paraître utile d’instituer une expérience où n'’interviendront que des solutions isotoniques.

Nous nous servirons des solutions isotoniques dont Bohn et Drzewina ont étudié l’action sur l’éclosion d'œufs et le développement d’embryons de grenouilles (1). Ces solutions ont été établies de la façon suivante : une solution de 1 gramme NaCI par litre étant donnée, des solutions d’eau de mer, de KCI, de CaCP, isotoniques de la précédente, ont été préparées ; les poids de KCI et le CaCkont été calculés

en appliquant la formule P- = “ * = ; Mestlepoids

P moléculaire, k le coefficient isotonique ; NaCI = 98,9 ;

KCI = 54,5 ; CaCl = 110: k — 1,9 pour NaCI et KCI; k= 2,15 pour CaCP, On a donc dissous r Sr27 de KCI par litre, et 1 gr. 31 de CaCl. La solution isotonique d'eau de mercontient 30 centimètres cubes de cette eau pour 1.000 du mélange, soit 1 gr. og de sel marin par litre. M. Bohn appelle n° à toutes les solutions salines isotoniques, et il établit une échelle de 8 solutions (n° 1 à n° 8) dont les concentrations sont entre elles comme les nombres 15,2, 3,4; 9,6, 7, 8. Les solutions au-dessus du n° 8 (environ un quart d’eau de mer pour trois quarts d’eau douce) entraïnent la mort assez rapidement.

1. Bohn et Drzewina, Solutions de Chlorures et Solutions isotoniques d'eau de mer.

Appliquant à C. les solutions appliquées par Bohn- Drzewina aux œufs de batraciens, J'ai pris pour point de départ la solution n° 2, la solution de NaCl à0,20/0, c'est-à-dire > grammes pour litre, et les solutions isotoniques de celles-ci : 2 gr. 54 KCI, 2 gr. 62 CaCP, et 60 centimètres cubes d'eau de mer : et j'ai établi

une série de quatre solutions dont les concentrations élaient entre elles comme », 4, 8, 16.

Les solutions NaCI équivalent à 0,2 o/o, 0,4 oJo 0,8 0/0, 1,6 oo.

Des C. me furent envoyées à Paris, et je les plaçai dans ces différentes solutions. Leurs durées de vie furent les suivantes :

NaCI KCI CaCr2 Eau de mer diluée Sol. n°2 | 3o sec. |1 à 3 sec.| 10 à 20 sec. 5 à o sec. à I min.

Sol. n°4 | 30 sec. id. |10 à 25 sec. 15 à 45 sec. à 2 min.

Sol.n°8 |rà4min.| id. |15 à 3osec./1 min. 1/25 min. Sol. n° 16 |1à5min.| id. |30 à Go sec.| de 3 fois à 4 fois 24 heures

KCl est donc le plus toxique des sels en dissolution.

CaCF, moins toxique que KCI, est plus toxique que NaCl.

NaCI, moins toxique que KCI et CaCP°, est plus toxique que l’ensemble des solutions salées qui constituent l’eau de mer, pourvu que celle-ci ne soit pas diluée à un point où la toxicité de l’eau douce agit plus fortement que la toxicité de NaCI, c’est-à-dire pourvu que l’on s’en tienne aux solutions d’eau de mer diluée 8 et 16, qui équivalent à un mélange d’environ un quart eau de mer et trois quarts eau douce, ou moitié eau de mer et moitié eau douce.

Restait à éludier la durée de la mémoire des C. plongées dans des solutions isotoniques. Les solutions 8 furent employées. Rappelons leur composition :

125 cent. cubes d’eau douce cont. en sol. 1: gr. NaCI fe £e — I 27 KCI — — — I 31 CaCl

125 cent. cubes dont 30 cent. cubes d’eau de mer.

Des C. sont placées dans un mélange de moitié eau de mer et moitié chacune des quatre solutions précédentes, c’est-à-dire dans quatre solutions isotoniques nouvelles que nous désignerons par les chiffres 1,2, 3, 4. Dans la solution 2, les C. meurent pour la plupart en cinq minutes, les autres C. en cinq à vingt minutes. Nous n'avons donc à étudier (1) que

1. V., aux Documents, le tableau des mouvements des C. au cours de cette sixième expérience.

SPRON Re

l’action pathogène des soiutions 1, 3 et 4 sur la mémoire des C.

Solution 1. — Le premier jour, il y a palirri-amnésie par inhibition du mouvement ascensionnel corrélatif à la mer basse. Dans la seconde partie de la nuit, il y a ascension, corrélative à mer basse, mais anti-iméronyctique, du quart des C. Le deuxième jour, le tiers des C. accomplit la double oscillation thalassique et iméronyctique. Le troisième jour, les deux oscillations sont imparfaites et portent sur la moitié des C. Le quatrième jour, il y a palirri-amnésie et l'oscillation iméronyctique est presque nulle. Le cinquième jour, cette dernière subsiste seule et porte sur les trois quarts des C.

Solution 2. — Les C. meurent rapidement.

Solution 3. — Le premier jour, tout se passe comme dans la solution 1. Le deuxième jour, le dixième seulement des C. exécute la double oscillation, et, le troisième jour, l'exécute imparfaitement. Le quatrième et le cinquième jour, la palirri-amnésie est complète, et l’oscillation iméronyctique pratiquement nulle.

Solution 4. — Le premier jour, tout se passe comme dans les solutions 1 et 3. Le deuxième jour, le tiers des C. accomplit l'oscillation thalassique, la moitié l’oscillation iméronyeti que; il y a, dans la seconde partie de la nuit, un léger trouble iméronyctique. Le troisième jour, le tiers exécute l’oscillation thalassique, les quatre cinquièmes l’iméronyctique. Le quatrième jour, le tiers exécute l’une, les neuf dixièmes l’autre. Le cinquième jour, il y a palirri-amnésie ; seule l’oseillation iméronyctique est observée par les quatre cinquièmes des C.

Martin 14

md ni

Conclusion. — La solution avec KCI (sol. 2) reste violemment toxique. La solution avec CaCP (sol. 3) est plus toxique, psychologiquement comme aussi physiologiquement, que la solution avec NaCI (sol. 1). Enfin la solution 4, la plus voisine du milieu naturel, est, psychologiquement comme physiologiquement, la moins défavorable.

Conclusion générale sur les expériences du paragraphe À

Quelle que soit la cause particulière — charges ioniques des éléments chimiques, toxicité des sels, hyper ou hypotonie des solutions — qui agit pour altérer la vie physiologique des C., tous ces troubles apportés à leur vie physiologique ont leur retentissement sur leur vie psychologique ; dès lors qu’elles sont soumises à des conditions pathologiques d'existence matérielle, elles sont du même coup assujelties à des conditions pathologiques d’existence spirituelle.

B. — Addition d’eau douce à l'eau de mer

Si les C. sont réfractaires à la sursalure ou à Paltération du milieu marin par suppression de quelques-uns de ses éléments, elles apparaissent adaplables à certains mélanges d’eau de mer et d’eau douce. Mais si, dans ces mélanges, leur physiologie semble

peu souffrir, leur psychologie est au contraire très troublée : elles peuvent vivre, mais elles perdent le souvenir de la viespéciale qui leur était imposée sur le littoral marin. Il peut donc y avoir immédiatement altération profonde et même destruction de l’activité psychique sans qu'il y ait altération apparente de l’activité biologique ; tout au moins la première souffre proportionnellement beaucoup plus que la seconde.

L'action physiologique des mélanges d’eau de mer et d’eau douce a d’abord été étudiée indépendamment de leur activité psychologique. Les résultats oblenus accusent de très grandes différences, qui témoignent d’une profonde variabilité individuelle.

Il a été constaté, sur des C. expédiées à Paris, que, plongées dans l’eau douce, elles meurent en r à 30 secondes, et que, placées dans un mélange de moilié eau de mer et moitié eau douce, elles y vivent de huit à dix-sept jours.

Au bord de la mer, les constatations suivantes ont été faites :

Dans l’eau douce, elles meurent en 1 à 30 secondes.

Dans un mélange contenant de l’eau douce pour les quatre cinquièmes, elles vivent de vingt-quatre à quarante heures.

Dans un mélange contenant de l’eau douce pour les trois quarts, elles restent, les premières heures, dans un élat voisin de l’immobilité ; pendant le reste du premier jour et pendant tout le second, leur acti-

vité est voisine de l’activité normale ; le matin du troisième jour, elles retombent à l’immobilité ou à un état voisin de l'immobilité, et, l'après-midi, elles meurent ; elles ont vécu cinquante-deux heures.

Avec les deux tiers d’eau douce, quelques-unes manifestent le premier jour un ralentissement d’activité ; le deuxième et le troisième jour, toutes se montrent d’une activité normale. Après trois fois vingt-quatre heures, la moitié meurt. Après six fois vingt-quatre heures, il n’en reste que 9 sur environ 200, et 5 d’entre elles sont complètement décolorées. Après huit fois vingt-quatre heures, il n’en reste que 2 vivantes, de couleur verte, et légèrement hyperactives. Elles ont vécu, l’une, dix fois vingt-quatre heures à compter du début de l’expérience, l’autre quinze fois vingt-quatre heures.

Avec moilié d’eau douce, elles montrent constamment une activité normale et meurent après seize fois vingt-quatre heures.

L'année suivante, de nouvelles expériences ont été faites.

Des C., envoyées à Paris, ont vécu: deux heures dans un mélange d’un quart eau de mer et trois quarts eau douce, vingt heures dans un mélange contenant les deux tiers d'eau douce, vingt heures avec moitié eau doute, vingt jours avec un tiers eau douce.

Au bord de la mer, les t:., sur lesquelles la pathologie de la mémoire a été étudiée, étaient encore vivantes après être restées dix jours dans un mélange

contenant les deux tiers ou les trois quarts d’eau douce, et douze jours dans un mélange contenant le tiers ou la moitié d’eau douce.

D'une façon générale, il ressort de ces expériences que, si les C. sont extrêmement sensibles à la moindre sursalure, elles supportent au contraire une très large addition d’eau douce à l’eau de mer. La faculté d’acclimatation des C. à des milieux anormaux est donc nettement orientée vers les milieux d’eau douce. Les théories transformistes exigent de semblables constatations. On pouvait donc espérer que les turbellariés d’eau douce, si voisins des turbellariés marins, seraient susceptibles d’un facile retour au milieu hypothétique de leurs hypothétiques ancêtres. Les expériences faites dans ce sens montrent qu'ils sont au contraire essentiellement réfractaires à l’acclimatation aux milieux salins.

Toutes les planaires plongées dans les solutions salées trahissent une vive souffrance. Elles ont, au début, une période assez brève de convulsions, à laquelle fait suite une période de quasi-immobilité et de contraction comme si l'animal cherchait à diminuer sa surlace de contact avec le liquide. Souvent le bord de son corps se frange, se dentèle par suite de contractions locales, et parfois il se produit, sur quelques points, des pertes de substance qui semblent indiquer une action corrosive de la solution salée là où l’animal ne s’est pas protégé contre elle par une contraction suffisante et une sorte de durcissement de ses tissus : dans une solution de NaCI à

0,75 oo, une planaire a subi une perte de substance qui s’est aggravée jusqu’à détruire toute la moitié postérieure du corps.

Dans une première série d'expériences, des Planaria lugubris et des Polycælis nigra ont vécu : quinze minutes dans une solution de NaCl à 2,5 0/0; cinq heures dans une solution de NaCI à 1 0/0 ; vingt heures dans une solution à 0,75 o/o ; très vivantes après sept jours dans une solution à 0,5 0/0, elles ont été placées dans celle à 0,75 0/0 et y ont vécu vingt-quatre heures ; très vivantes après sept jours dans une solution à 0,25 o/o, elles ont été placées dans celle à 0,5 0/0 où elles ont vécu quatorze jours ; dans la solution à 0,25 0/0, elles ont vécu deux mois.

Dans une deuxième série d’expériences, elles ont vécu treize jours dans la solution NaCl à 1 0/0 ; de dix à quarante-neuf jours dans la solution à 0,95 0/0; de trente-cinq àquatre-vingt-dix jours dans la solution à 0,5 0/0 ; dans la solution à 0,25 0/0, elles étaient très vivantes et d'aspect normal après quatre-vingtdix jours, mais l'observation n’a pu être continuée. Plongées dans l’eau de mer, elles meurent en cinq minutes ; dans moitié eau de mer et moitié eau douce, elles vivent trente minutes ; dans un mélange contenant un quart eau de mer, cinq fois vingtquatre heures ; dans un mélange contenant un dixième eau de mer, ellesétaient très vivantes et d’aspect normal après cinq fois vingt-quatre heures, mais observation n’a pu être continuée. Placées dans un mélange contenant 80 parties d’eau de mer et 20

d’eau douce, elles ont vécu sept minutes ; dans un mélange contenant 60 parties d’eau de mer, quinze minutes ; avec 40 parties d’eau de mer, une heure trente minutes; avec 20 parties d’eau de mer, elles étaient encore vivantes au bout de trente jours, mais l'observation n’a pu être continuée.

Il y a donc, pour les turbellariés d’eau douce, une certaine acclimatation possible, à l’eau de mer plutôt qu’à une solution de NaCI pur, mais, en tout cas, seulement à un milieu dont la salure est voisine de zéro. L'hiatus demeure donc entre les deux séries, cependant si voisines, des turbellariés marins et d’eau douce, et il ne semble pas que l'expérience tende à le combler. Il apparaît que lacclimatation des espèces marines à un milieu différent de leur milieu naturel est orientée vers l’adoucissement de l’eau de mer et non vers sa sursalure, et que les espèces d’eau douce sont réfractaires aux tentatives d'adaptation à des milieux salins. Un transformiste devrait donc tout au moins ajouter à sa foi en l’évolutionla conviction expérimentalement justifiée de son irréversibilité ; la mutation des espèces se ferait dans un certain sens et cette orientation serait la loi de la loi d'évolution ; la marche du monde aurait donc un sens défini, et la course des choses, se poursuivant dans une certaine direction nécessaire, se ferait nécessairement dans un ceflain but ; la conception scienüfique de l’univers ne pourrait donc plus prétendre à rester étrangère à l’idée de finalité.

La psychologie des C., plus fragile que leur phy-

siologie et en relalion intime avec le milieu marin, souffre, plus que celle-ci, du mélange d’eau douce et d’eau de mer.

L'expérience a été faite avec les mélanges suivantis :

1. — 2/3 eau de mer et 1/3 eau douce 2. — 1/2 — 1/2 — . — 1/3 — 2/3 — & — 1/4 a 3/4 —

Les résultats obtenus (x) ont été les suivants :

Pour les lots r et 2, le premier jour, l’oscillation thalassique porte sur environ la moitié et le quart des C. ; elle est de durée d’autant plus réduite qu’il ÿ a davantage d’eau douce ; l'oscillation iméronyctique porte sur les neuf dixièmes dans les deux cas. Le deuxième jour, par l'effet de l'adaptation au nouveau milieu, l’oscillation thalassique porte sur la presque totalité des C. et sa durée est normale ; cependant, pour le lot 2, il n’y a pas réascension ; l’oscillation iméronyctique intéresse, dans les deux cas, les neuf dixièmes des C. Le troisième jour, l’oscillation thalassique ne met en mouvement que le quart et le sixième des C. ; l'oscillation iméronyctique, les deux tiers. Le quatrième jour, l’une intéresse également le quart et le sixième des C. ; l’autre, seulement la moitié. Le cinquième jour, il y a palirri-amnésie ; la moitié des C. obéit à l’oscillation iméronyctique. Celle-ci, le sixième jour,

ne porte plus que sur le tiers des C. du lot 1, sur le cinquième

1. V.,aux Documents, le tableau donnant le détail des mouvements des C.

des C. du lot 2, et, pour ces dernières, la durée du mouvement est réduite à la moitié du jour. Le septième jour, l’oscillation iméronyctique est observée par le cinquième des G du lot 1 ; elle est presque nulle dans le lot 2. Le huitième jour, elle porte à nouveau sur la moitié des C. du lot 1, et, le neuvième, sur le cinquième seulement. Le douzième jour, on peut dire que cette oscillation a disparu.

Dans le lot 4, toute oscillation est immédiatemeut, totalement et définitivement inhibée. |

Dans le lot 3, la double oscillation est inhibée pendant les quatre premiers jours pour la totalité des C. ; du cinquième au douzième et dernier jour de l'expérience, un très petit nombre de C. a effectué une oscillation iméronyctique de

durée réduite.

Le trouble mnémonique est donc d’autant plus grand que la proportion d’eau douce mélangée à l’eau

de mer est plus forte.

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