C. — L'imilation
A l’arrivée de la nuit, les C. placées dans un cristallisoir descendent au fond et contre la base de la paroi directement éclairée. Mais il arrive parfois que, la dernière clarté du jour se concentrant el rayonnant sur la paroi de verre, un certain nombre de C. remonte sur la partie inférieure de cette paroi. Elles redescendent une ou deux heures après nuit faite, ou elles demeurent là jusqu’au retour du jour, ou bien d’autres, imitant les premières, se joignent à leur petit groupe, le grossissent, renforcent sa tendance, accélèrent son mouvement ascensionnel, de sorte qu’une grande partie des C. se répand sur les parois pour tout ou partie de la nuit. Le rythme de l'oscillation iméronyctique a été renversé par imitation.
Cette contagion de l'exemple ne saurait surprendre alors qu'il s’agit d’un animal aussi sociable. Les C. vivent en colonies. Or, dans toute société, limitation est un facteur psychologique extrêmement important. Le phénomène d’oscillation rythmique des C. sur les plages est assurément le résultat de leur éducation par le milieu physique, mais non par le milieu physique seul : on ne comprendrait pas que, du fait de leur vie sociale, il n'y
eût pas initiation des C. non averties par les C. averties, des jeunes parles adultes ; leur éducation doit être, pour partie, le produit du milieu social, du facteur psycho-sociologique imitation. On peut tenter ici de mettre en relief son influence pathogène ; nous en montrerons, au dernier chapitre, la vertu curative.
Un lot de C. nouvellement récoltées est placé dans un vase avec un nombre égal de C. amnésiques, colorées au neutral-roth. Un deuxième lot est joint à un nombre double d’amnésiques, colorées au neutral-roth.
Cette expérience (1) met en évidence l'influence pathogène des C. amnésiques sur les C. normales. Le premier jour, les unes et les autres conservent leur indépendance et obéissent à leur psychisme propre. Mais, le deuxième jour, les C. normales imitent les C. amnésiques : dans le lot 1, les deux tiers seulement exéculent l’ascension thalassique et la descente, non thalassique, mais iméronyctique ; dans le lot 2, il n’y en a qu'un dixième qui accomplisse l’oscillation thalassique. Le troisième jour, dans le lot 2, l’aranésie est absolue, totale et définitive ; dans le lot 1, la palirri-amnésie est totale et définitive, mais la moitié des C., et, le quatrième jour, seulement le cinquième font l’oscillation iméronyctique.
De l'expérience précédente il résulte que lin:
fluence des C. amnésiques sur les C. normales est,