‹ La memoire d'un pere comedievaudeville en un acteChapitre 19 sur 21 · HENRIETTE, AMÉLIE · texte numérisé non relu

HENRIETTE, AMÉLIE

nEsmiETTE. Ail! madame , je suis heureuse de vous rencontrer ici , car je ne venais qu’cii tremblant. M. Albert m’a fait prier de me rendre auprès de lui...

AMÉLIE, à pari. Albert!...

iie.vmette. On m’a dit que c’êuit pour une affaire importante.

AMÉLIE, toujours lî part. Quel peut être sou dessein? n’iiiiporte, profitons de sa présence.

nENitiETTn. Sauriei-vous déjà?..., ali !

f iaricz . parlez, madame, connaitrait-on e résultat de ce procès ?

AMÉLIE. Je voudrais pouvoir vous rassurer sur ce point ; mais ce n’est pas là l’objet dont il s’agit en cet instant.

nEXiiiETTE. Qui peut alors in’iutércsser?...

AMÉLIE. Vous êtes orpheline, Henriette, seule au monde , sans appui , sans paï ens .

B6KRIETTE. Bicntât peut-être sans nom.

ASIÉLIE. Si ce mallicur doit vous atteindre , ne perdez pas courage le ciel

vous réserve encore des jours de bonlieiir.

BEiSHlETTE. Hélas ! il n’en est plus pour moi, depuis que j’ai perdu....

AMÉLIE. Votre mère!. .. cette perte est grande s.sns doute, mais est-ce donc à votre âge qu’il faut désespérer de l’avenic , quand il dépend de vous seule de vous faire une destinée nouvelle?

. HENRIETTE. Je UC VOUS Comprends pas.

AMÉIIS. ,

Air : Ce que p éprouve en vous voyant.

Ce i]iéun tlestiri trop rigoureui Poiiirxit voui enlever, ma chère,

Nom, furltiiie, aniliié lincèrc,

SoÎDi «le pareils arfrclueux,

Un mut peut les rcn«lrc à vos vaut, HKRMBTTZ.

Comment, héUs! moi, pauvre Aile , Recouvrer un sort aussi doui ?

AMELIB.

Oui, tout cela peut ^Irc à vous.

NVst'clIe pas notre ramlllc ,

Celle ijui nous «loniie un épuui ?

HENRIETTE. Un époux à moi !

AMÉLIE. Pourquoi vous le lalrais-j<davaiiiage ? votre jeunesse, votre beauté ont captivé le cœur d’un liomiiie qui n’aspire qu’à vous nommer sa femme.

LA StÉKOlRE d’un PÈRE.

HENMETTE. De grâce !

AVÉLIE. A peine s'il vous a vue ; et déjà son existence est liée à la vôtre.

BENBIETTE, à part. Mon Dieu! serait-ce lui qui, ce matin, ici même, paraissait prendre tant d’intérêt à mon sort?...

AMÉLIE. Plus de repos pour lui si vous rejet» l'oITre de sa main.

HENRIETTE. Ah! madame,' ce que vous me dites là est impossible...

AMÉLIE, aoec effort. Cet homme que

je ne vous ai point encore fait connaître., et dont toute femme serait fièrede porter le nom...

HENRIETTE, timide et avec anxiété. C’est.-

FERDINAND, au dehors. Ça m’est égal...

AMÉLIE. On vient.... dans un autre instant.

88a888ea98a8aeaaaaca8888a888aae8QBaa t a8a o 8 at

Page 1