‹ La mémoireChapitre 106 sur 148 · A. C. P. F. II. N. D, II. II. H. M. K. N. N. O. K · texte numérisé non relu

A. C. P. F. II. N. D, II. II. H. M. K. N. N. O. K

ya 92 92 yi 91 90 88 88 87 85 79 (58 C7 Ü7 05 5g = i 3gi

G 7 5 7 5 7 2 g 2 218 y 4 0 210= loi

2 I 2 2 2 3 .3 1 y 9 2 22 24 23 3i 28 = IÜ4

Il est très intéressant de noter en quelle proportion les mêmes mots sont cités par les dillérents sujets ; on peut à bon droit sup|)oser que les termes d’usage courant ap[iaraissent plus fréquemment que les autres; et comme les sujets interrogés |>ar l’auteur sont tousdes médecins ou des étudiants en médecine, qu’ils vivent dans le même milieu, il est vraisemblable que leur fond de souvenirs est à peu près le même chez tous.

Se basant sur la logique, on aurait presque prédit que parmi les cent mots associés écrits par les divers sujets, il s’en trouverait un très grand nombre communs. Il n’en est pas du tout ainsi.

M. Asciiai'eemîlrg s’attendait à trouver cette uniformité dans les réponses données par ses sujets. Il a

été déçu ; — ^ des associations ont été les mêmes chez

lOO

deux sujets choisis parmi cinq examinés ensemble, chez trois de ces sujets, chez quatre sujets et

lOO

lOO

enfin - soit — chez les cinq sujets.

lOO 5o

^ oilà donc cinq médecins, à peu près du même Age, du même [)ays, fréquentant le même laboratoire, l’aisant tous un même travail et qui n'arrivent à ne former spontanément que deux associations identiques avec cent vocables proposés dans les mêmes conditions.

Qui donc oserait tirer de pareilles données une conclusion générale et formuler une loi ?

•?° Les associdiions che: /es sujets ne se trouront pas dans leur étal nornnd, M. Ascii ukf.mu rc a refait ses e\|)éri('nces sur di's sujets fatigués par un long travail cérébial.

M. K. travaille tonte une nuit. On le soumet à plu sit'urs séries d’i'xiiériences. La première à dix heures du soir, la seconde à i heure du malin, la troisième à heures, la qualriènu' à fi lieures et demie du malin. Les méthodes employées sont la deuxième et la troisième ; associer un mol au vocable test, avec ou sans mesure du temps.

RECHEHCHES EXPÉRIMENTALES STR e’aSSOCI VTEON 26 I

Les tests sont monosyllabiques ou tlisyllabiques.

Initiale du nom du sujet.. .

Heures de ta nuit.

C'. Ml.

(j",3 5 ra

-Associations internes..

— externes.

.Associations basées sur la similitude des sons. .

I li

.Associations médiates.

De ces chillVes il faut conclure que les associations j)ar similitude de son augmentent avec la fatigue ; c’est là un résultat que Tt»!! pouvait prévoir: l’attention diminuant à mesure que répuisement s’accentue, le raisonnement joue un rôle toujours plus faible : le sujet ne perçoit plus que des similitudes de sensations.

Lne deuxième expérience faite sur le même sujet K, une nuit qu’il était très fatigué, donne un nombre encore |)lus considéi’able d’associations basées sur la similitude de sons.

Heures

ij".-'i5 s.

Associations internes.

aO

ao

— externes.

Associations basées sur la si-

militude des sons. .

ao

aS

■Associations médiates.

Knlin f)ii a fait sur le même sujet des ('xpéricnces avec des tests monosyllabi(pH‘s. fit ici un constate dès le début de la nuit nn nond)rc considérable d’associations basées sur la ressemblance auditive. On ne nous dit pas quelle est la cause de ce pliénoniène. Le sujet était il encore iidinimeid. |)lns fatiguéqne lors de la seconde série d’expériences? On simplemeid, les monosN llabes ont-ils la [)ro[)i iété d’éveiller de préfé-

rence des mois associés sonnant de même ? Quoi qu’il en soit, voici les chiffres :

Heures de la nuit.

io*‘, 10 s.

Associations internes..

— externes.

Associations basées sur la si-

Oh

üi

’iS

militude des sons. .

Associations médiates.

Ces données absolument concordantes présentent un vif intérêt ; la fatigue résultant du travail intellectuel augmente dans le travail mental la part des éléments auditivo-moleurs ; ceci devient encore bien ])lus évident dans les cas d’épuisement intense : J\1 . Ascuaffevburg a soumis aux expériences de nuit deux sujets profondément déprimés ; le premier, M. 13., devenu neurasthénique à la suite de surmenage, le second épuisé par une attaque d’influenza.

Ilésullats des expériences faites sur M. B...

Heures de la nuit

Associations internes..

— externes.

Associations basées sur la similitude des sons. .

Associations médiates.

On remarque que le nombre d'associations audilivo-motrices demeure à peu près constant pendant toute la nuit et ne croît brusquement qu'au matin.

Enfin le sujet K, atteint d’inlluenza, soulTrant de céphalalgie et ayant une lièvre de 3S,G degrés donne

les résultats suivants :

l’crioilos (te l.t joiirii(>o Matin Soir.

.\s80cinlions intornes ai i|

— oxlernos a(i 3i

— basoo.s sur la simililmie (tes sons. ii 5(i

médiales. . . ; i 1

RECHERCHES EXPÉRIMENT.VEES SUR t/aSSOCI VTIOX 203

L’auteur s’est demandé pourquoi les associations auditivo-motrices augmentent avec la fatigue ; se basant sur d’autres expériences faites par lui-même, M. Betmaxx et M. Kraeplin, l’auteur constate que les réactions de choix diminuent de durée mais en même temps d’exactitude à mesure que la fatigue augmente.

Les expériences de M. Betmanx qui a mesuré l’influence produite par le travail physique sur la durée des réactions de ce genre concluent dans le même sens.

Enfin l’auteur rappelle que l’écholalie caractérise certaines maladies résultant d’épuisement.

M. Ziehex ‘ a fait des expériences nombreuses sur les associations chez les enfants des écoles. Ce ne sont pas de.s expériences collectives, l’auteur prenait chaque écolier à part.

Le procédé expérimental consistait simplement en ceci : l’expérimentateur prononçait un mot et priait le sujet de dire ce que ce mot évoquait dans sa conscience. Les réponses ont été toutes notées avec le plus grand soin.

L’auteur a [)iis soin d’interroger minutieusement chaque sujet sur ses [)rocessus mentaux.

'fous les sujets ont été interrogés dans les mêmes conditions ; le matin entre 9 et 1 i lienrcs, dans un

I. .M. ZiEiiEN. Die Idccnassoziatiori des Kindcs,(Jans Sainml. von Ahlinndl. ans d. fîcl/ieto der 1‘dda^ogischcn Psychologie und Pliysiol., vol. I, l'asc, (i. Iterliii, lîSijiS et id. id, i()Oo.

même local el l’ensemble des expériences durait environ un quart d’heure.

Chaque sujet devait dire son âge, la profession de ses parents, M. Zieiiex notait ces renseignements.

L’auteur classe les associations tout autrement que le font M. Bolrdo?) et M. Ascuaffexblrg.

D’après M. Zieiiex elles se divisent en deux grandes catégories, suivant que la réponse est reliée à la question par un verbe, ou qu’elle ne l'est pas ; la première es[)èc.e d’associations est une L iiheilsassozialion, la deuxième une Springende Assoziodon.

L’association basée sur le jugement «e caractérise par une union plus intense entre les termes associés, ou si l’on veut entre la question et la réponse : la leprésentalion test existe encore, quand la représentation réaction apparaît. Le sujet place les deux représentations associées par jugement dans les mêmes conditions subjectives d’espace et de temps ! C’est-àdire que les deux termes associés se trouvent simultanément dans la conscience.

Lnsuite toutes les associations de chacune de ces catégories fondamentales sont de deux espèces ; ce sont lies associations ib' rejirésentations quelconques on ce sont de pures associations verbo auditi\es.

Lnlin les associations de représentations entre elles revêtent quatre formes spéciales :

I" La représentation d'un individu est associée à la n'présenlation d'un autre indi^idu. Exemple: banc. |)upilre ;

3" La re|>résenlalion d'un individu provoipie l'apparilion dans la conscience d'une représentation gi'uérale. Exemple : pommier arbre;

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