S LA. MENDIANTE
venir m’apprendre cela sans avoir aussi à me dire : Vous allez U voir.
BRIGITTE
Certainement... c’est bien ce que j’eppère... pourtant vous ne pouvez pas aller la trouver à l’auberge où elle est descendue...
MARGUERITE
Eh I pourquoi donc ?
BRIGITTE
Parce que vous risqueriez d’y rencontrer maître Jean-Paul.
MARGUERITE
Oui, Jean-Paul et sa terrible sentence : Vous ne la reverrez jamais! Comment (aire alors?
BRIGITTE
Ecoutez, car j’avais mon idée en venant vers vous. Si vous ne pouvez pas vous rendre près d’elle... on peut l’amener ici.
MARGUERITE
Qui me l’amènera... toi?
Oh! non... on ne me la confierait pas. . mais Zahn, lui, a le droit de se promener avec elle... Zahn ne sait rien me refuser... il fera ce que je voudrai, pourvu, cependant, quïl ne se doute pas que c’est chez vous qu’il conduit Marie.
MARGUERITE
Si tu réussis, Brigitte, tu m’auras rendue si heureuse que je pourrai mourir après, sans plus rien regretter en ce monde... je croirai que Dieu m’a pardonné : j’aurai revu ma fille !
BRIGITTE
Soyez tranquil'e... j’arrangerai cela... Maître Jean-Paul, qui est sans doute venu ici pour une affaire de commerce, car il a apporté une grosse somme d’argent, a parlé d’aller ce matin chez un notaire... je profiterai de son absence pour m’entendre avec Zahn... Voilà justement l’heure où votre mari doit sortir.
MARGUERITE
Vraiment... alors, il faut te hâter.
BRIGITTE
J e cours bien vi te à l’aubarge ... mais je crains de le rencon trer . . . Si encore on pouvait venir ici sans prendre par la grande rue...
MARGUERITE
Mais oui, c’est possible... eu sortant de ce côté. (Elle désigne la gauche.)