‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 56 sur 89 · JEAN PAUL, THÉRÈSE, MARIE · texte numérisé non relu

JEAN PAUL, THÉRÈSE, MARIE

marie, revenant par la gauche et fermant vivement la porte. . Là I je suis en sûreté, à présent !

THÉRÈSE

Qu’as-tu donc, Marie?

MARIE

J’ai eu peur... voilà tout...

jean-paul, se relevant.

"Peur!... et de qui, mon enfant?

marie.

D’un -vilain pauvre... à qui j’ai fait l’aumône par-dessus la haie dti jardin... il a étendu les bras comme pour m’emporter.

THÉRÈSE

Et les compagnons ?

MARIE

Ils n’étaient plus là...

JEAN-PAUL

Ah I... où sont- ils donc?

Zahn les a tous emmenés au temple...

THÉRÈSE

Nous aussi, Marie , nous devons aller au temple... nous devons prier pour... quelqu’un.

marie, regardant Jean-Paul.

Pour qui donc ?

jean-paul.

Ta mère Thérèse te le dira. (Il Cembrasse avec effusion.) Va,

$8 . t A MENDIANTE, :

mon enfant! mais reviens, reviens bien vite... Vous entendez, ma mère, ramenez-la-moi aussitôt que votre prière sera dite... Chère enfant! je crois que je ne l’ai jamais tant aimée !...

IOENB xiv.

JEAN-PAUL, seul.

Et sa mère, sa mère morte ! elle est morte ! et il y a quinze jours, à Mulrose, je l’ai vue... je lui ai parlé... Oui, c’est lui, cet infâme, qui par son abandon a tué Marguerite; je disais bien qu’il me vengerait... mais quelle vengeance ! (Regardant le portefeuille qui est sur la table.) File a du moins pensé à sa fille en mourant... mais, rien qu’à Marie... pour moi, pas un mot de regret... pas un témoignage de repentir... aucun souvenir, aucun!... [Pendant ces derniers mot* Brigitte es t sortie de la chambre de Thérèse-, elle descend l’escalier et s’approche de Jean-Paul.)

SÔÈlfE XV.

JEAN‘PADL, BRIGITTE. bhigitt *, avec hésitation.

Maître Jean-Paul!

J BAN-PAUL

Hein? qui est là ?

BRIGITTE

C’est moi, Brigitte.

JEAN-PAUL

Ah! oui 1... C’est toi qui a remis ce portefeuille à ma mère...

BRIGITTE

De la part de madame Marguerite... j’ai aussi quelque chose à vous donner...

JEAN-PAUL

A moi ! de sa part ?

BRIS ITT E.

Vous avez eu sa dernière pensée...

JEAN-PAUL

Crois-tu bien ce que tu me dis là, Brigitte?

RR1GITTB.

Devant Dieu, je vous le jure,

* J BAN-PAUL

Au fait... maintenant, ^ quoi servirait le mensonge? D’ailleurs, quand cetté malheuretisë fetoitne est morte, tu étais là. Elle t’aimait bien, Brigitte... c’est toi qui auras reçu son dernier soupir.,.

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