SCENE III
EVRARD, KLETTE, MARGUERITE.
klette, au pasteur.
C’est tous les jours là sa place 1
évRARD, à Klette.
Braves gens, vous l’avez gardée?
klbtte. Jr
A votre intention: notre enfant vous devait la vie... notre seul moyen de nous acquitter envers vous
ÉVRARD
Mais le silence qu’elle gardait alors sur son passé, Ta-t-elîo enfin rompu ?
KLETTE.
Mon Dieu, non... l'homme qui conduisait un bateau de mnrchan lises et qui l’a déposée chez nous, après l'avoir retirée mourante des eaux de l’I stlor, n’avait eu le temps de faire aucune recherche... Nous avons eu beau interroger celle malheureuse femme, elle ne. veut se recommander do personne, et personne n’est venu la réclamer.
ÉVRARD
Ainsi, sans vous, elle serait tout à fait abandonnée ?
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KLETTE.
Le plus terrible, c’est que Guillaume, mon mari, commence à s’apercevoir que c’est bien lourd, une personne de plus b notre charge... Dame, quand on a déjà trois petits enfants... Aussi, Guillaume veut que je lui fasse en tendre qu’elle est de trop ici... Oh ! ça me brise le cœur.
ÊVR VRD.
Rassurez-vous, bonne Kletle, je vous épargnerai cette douleur-là... Je ne suis venu ici que pour m’informer de votre pensionnaire et lui offrir asile et protection chez une riche et noble jeune dame.
KLKTTR, avec joie.
En vérité! {Allant à Marguerite.) Vous entendez, Marguerite?
Non, je sais quervous parlez à quelqu’un, mais je n’écoutais
pas. £
KLETTE.
C’est le pasteur Evrard, un digne homme qui vient exprès pour vous... écoulez-ïe bien, il ne peut vouloir que votre bonheur... je vous laisse ensemble, .je retourne auprès de mes enfants, les chers petits... Je vais les rendre bien joyeux... Grâce à vous, pour eux aussi, il y a une fête de Pâques. [Elle entre dans la maison.)