ACTE IU, SCENE IV
Thérèse, qui est descendue.
Ab bien 1 oui, dormir !.. c’est elle qui m’a réveillée, et il a fallu lui mettre tout de suite ses beaux habits... Comme je sais que son père veut être le premier à l’embrasser aujourd'hui, et qu’il est sorti ce matin pour elle, j’ai voulu la retenir dans sa chambre, jusqu’au retour de Jean-Paul... J’entre, personne! où la chercher, cette petite folle?
marie, se montrant sous l'escalier.
Ne cherche pas, maman Thérèse, je suis Ht...
THÉRÈSE
Et que fais-tu, cachée sous cet escalier ?
Je guettais les surprises qu’on doit me Taire aujourd’hui.
ZAHN.
Comme ça, vous savez donc?...
MARIE
Que papa est sorti pour m’acheter un joli cadeau , et que les ouvriers vont m’apporter un bouquet.
ZAHN.
Oui, mais ma surprise, à moi?
MARIE
Elle est belle vraiment... [A Tlièrèsq .) Dis donc, mère, pour ma fête il fait faire une omelette? Est-il bétel...
THÉRÈSE
Une omelette?
zahn, se récriant.
Ah I par exemple 1
’ MARIE
Üamel j’ai bien vu que pour ta surprise, tu as donné les œufs, le beurre et le lard de maman Thérèse.
THÉRÈSE
Comment?
ZAHN.
C’est vrai!.. A la rigueur ça pourrait servir à faire une omelette... mais non, vous n’avez pas compris... Le lard, c’est pour le pacha qui joue au volant avec des enclumes; le baurre, c’est pour le grand d’Espagne qui se nourrit de ferraille, et les œufs doivent servir à la princesse polonaise qui monte à l’échelle.
Vraiment! on verrçi tout ça... -
ZAHN.
Allons! elle ne se doutait de rien , et voilà que je lui dis ma surprise.*.
THÉRÈSE
Ah çk ! mais tu as donc loué une troupe de saltimbanques?
ZAHN.
Juste I madame Thérèse... une troupe superbe !
MARIE
Et qui m’amusera ? Alors, tu es bien gentil... je te promets de t'embrasser dès que ce sera ma fête.
zahn, se baissant pour être embrassé par Marie.
Eh bienl ne vous gênez pas, ma petite bourgeoise... car c’est à présent. v ^
MARIE
Mais non... pas encore... ce ne sera ma fête que quand j’aurai vu papa.
- jean - paul , entrant sur ces derniers mots.
Alors, elle peut commencer, mignonne, car me voilà. ( Lui tendant les bras.) A moi l’étrenne, Marie!...
» marie, courant à lui.
Oh 1 je te l’ai gardée... f