SCENE I
• KLETTE , Passants.
(Klette est debout sur le seuil de l'habitation, elle regarde passer dans la rue de§ porte-balles et des montreurs de curiosités qui se dirigent de gauche à droite.)
KLETTE.
Encore des arrivants! Eh bien! il y en aura à Leipsick des marchands forains et des amusements de toute sorte pour les grandes fêtes de Pâques. On ne pourra jamais loger tout ça dans la ville... Alors il faut espérer que quelqu’un s’arrêtera cher nous. Non, personne... Excepté cet étranger qui s’est fait servir un si modeste déjeuner dans la petite salle, nous ‘ne verrons personne ici ; et mes pauvres petits enfants qui comptaient sur des cadeaux de Pâques ! Tous les autres en auront ; les miens, il faut qu’ils y renoncent. ( Pendant ces derniers mots , Evrard est sorti de la salle à gauche. )