‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 3)Chapitre 65 sur 91 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

ÉVRARD, KLETTE, MARGUERITE.

klette, au pasteur.

C’est tous les jours là sa place I

ÉVRARD, à Klette.

Braves gens, vous l’avez gardée?

KLETTE.

A votre intention : notre enfant vous devait la vie... c’était notre seul moyen de nous acquitter envers vous.

EVRARD. '

Mais le silence qu’elle gardait alors sut son passé, l’a-t-elle enfin rompu?

KLETTE.

Mon Dieu, non... l’homme qui conduisait un bateau de marchandises et qui l’a déposée chez nous, après l'avoir retirée mourante des eaux de l’Estler, n’avait eu le temps de faire aucune recherche... Nous avons eu beau interroger cette malheureuse femme, elle ne veut se recommander do personne, et personne n’est venu la réclamer.

EVRARD

Ainsi, sans vous, elle serait tout à fait abandonnée ?

KLETTB.

Le plus terrible, c’est que Guillaume, mon mari, commence à s’apercevoir que c’est bien lourd, une personne de plus à noire charge... Dame, quand on a déjà trois petits enfants... Aussi, Guillaume veut quejelui fasse entendre qu’elle est de trop ici... Qh ! ça me brise le cœtfr.

ÊVRARD.

Rassurez-vous, bonne Klette, je vous épargnerai cette douleur-là... Je ne suis venu ici que pour m’informer de votre pensionnaire et lui offrir asile et protection chez une riche et noble jeune dame.

klettb, avec joie.

En vérité l [A liant à Marguerite.) Vous entendez, Marguerite?

MARGUBRITE.

Non, je sais que vous parlez à quelqu’un, mais je n’écoutais pas.

KLETTE.

C’est le pasteur Evrard, un digne homme qui vient exprès pour vous... écoutez-le bien, il ne peut vouloir que votre bonheur... je vous laisse ensemble... je retourne auprès de mes enfants, les chers petits... Je vais les rendre bien joyeux... Grâce à vous, pour eux aussi, il y a une fête de Pâques. [Elle entre dans la maison.)

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