ACTE IV, SCENE IX
• ^ MARIE
Mais si... pour que je oe pense pas à avoir peur en travaillant.
MARGUERITE
Travailler... toi... mais quel âge as-tu donc?
marjb. /, :
Sept ans passés, madame.
MARGUERITE
Sept ans ! l’âge de Marie l(Elle embrasse l'enfant.) Mon Dieu! c’est pour ma fille, ce baiser !
MARIE
Tiens! on embrasse donc encore les enfants?
MARGUERITE
Tu demandes cela, pauvre petite... ah ! c’est que tu n’as plus ta mère; mais quel est donc le travail qu’on impose à ton âge?
MARIE
Je fais des tours... On me force b monter sur des choses bien hautes... bien hautes... qui tremblent- sous moi... je vois tout qui tourne... ça me fait du bruit dans la tête... du rouge dans les yeux... et puis, je ne vois plus rien... Robin me dit : En bas, Colibri!... Je me laisse tomber... on crie elle va se tuer... mais Robin est adroit... Robin est fort... il me reçoit dans ses bras, et j’envoie des baisers à tout le monde. '
MARGUERITE
Chère petite victime!... ton père peut avoir le cœur de t’exposer ainsi?
MARIB.
Mais non... Robin n’est pas mon père.
MARGUERITE
Au moins, ton père a consenti... ’ ^
MARIE
Du tout... il ne sait pas même où je suis.
MARGUERITE
Comment ! on t’a donc prise à ton père ?
■ MARIB.
Oui • •• mais ne le dites pas.
MARGUERITE
Où cela ?
Bien loin...
A Dresde?
à Dresde où nous demeurions.
MARGUERITE
robin, rentrant et avec force.
Dites donc, la belle altérée... C’est donc bien long à boire un verre d’eau T {Il la fait passer devant lui.)
' MARIE. ‘
Me voilà... Pai fini. (Robin examine Marguerite, et s’éloigne d'elle avec tvn geste de pitié.)'
margueritb, à elle-même.
Et ne pouvoir rien pour cette enfant l , soliman, rentrant avec Rosalba et Alcindnr.
La séance est levée... Notre annonce est assez paressante.
alcindor.
Elle est étourdissante 1 stupéflco-terriflante 1 *
■ .. . ... robin. •
Et la recette sera sublimo-écrasanteî
soliman, payant Klette.
. Vous voilà payée ; en route pour la grande représentation.