‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 3)Chapitre 78 sur 91 · ACTE IV, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE XI

KLETTE.

Encore une enfant volée, comme cette pauvre petite à Dresde.

'/ MARGUERITE. ’

A Dresde, dites-vous? Mais c’est justement à Dresde qu’on a ravi celle-ci à ses parents.

, KLTTE.

Alors ce doit être la même... Nous pouvons bien le savoir... elle nous aura dit le nom de son père.

MARGUERITE. •

Elle allait me l’apprendre... la présence de son bourreau lui a fermé la bouche... mais vous, Klette, le savez-vous donc ce nom? •' %

KEETTE.

Jel’aiehtendu dire par mon mari qui se trouvait à Dresde quand le malheur est arrivé... D’abord l’enfant se nommait Marie.

MARGUERITE

Marie... Comme celle qui était là tout à l’heure.

KLETTE.

C’est la fille d’un maître forgeron.

marguerite, étonnée. .■ •

D’un forgeron I

klette.

Quant au pauvre père, il s’appelle... attendez donc [En ce moment on entend la voix de Guillaume.)

~ ' klette.

Voilà, voilà Guillaume.

* ‘ marguerite, à Klette.

Vous dites que son père se nomme...

klette

Jean... oui, c’est cela... Jean-Paul Berghen. [Guillaume appelle dans l'intérieur, Klette s’empresse de rentrer.) ,

soins xx.

MARGUERITE, seule, ■ '

[Au nom de Jean-Paul, elle a été terrifiée, elle a voulu parler, ■ sa voix s’est éteinte , enfin elle pousse un cri.) Ahl ( Ses genoux fléchissent, elle s’affaisse sur elle-même ; peu à peu la voix lui revient et elle dit avec une sorte de délire.) Seigneur ! Seigneur! C’était ma fille, ma fille volée î) son pere... Et je

la tenais là dans mes bras.... et je ne savais rien 1 et mou

cœur ne m’a rien dit... il ne m’a pas crié: C’est ta fille que tu as là U! là 1... je l’ai laissé partir!... [Elle se relève.) Je ne l’ai pas disputée à ces misérables qui vont la tuer... la tuer ! ( .. elle!... Marie... mon- enfant... non!... je la leur reprendrai... Mon

Dieu! la lumière!!! Rendez-moi la lumière!!! Rien! la nuit... toujours la nuit!., n'importe! C’est par là... par là qu’ils sont

Î arlis... ( Elle étend le bras vers le fond, parcourt fiévreusement t théâtre et cherche à tâtons la porte de la rue.) Ah! voilà la roule... Conduisez-moi, mon Dieu, à Leipsick!... à Leipsick !...

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