EVRARD, MARGUERITE
» • EVRARD, ii i
Votre fille? cette enfant est à vous ?
MARGUERITE. ,
Oui, monsieur 1 Quand vous m’avez ordonné de vivre, Dieu lui-même vous inspirait. II voulait, dans sa miséricorde, que la mère retrouvât son eofant, son enfant, que des infâmes allaient tuer peut-être après l’avoir volée !
EVRARD
Cette femme, dont j’ai entendu parler h Leispick, qui a repris sa fille des mains de misérables bateleurs...
MARGUERITE
C’est moi ! •
EVRARD
Je devine ce que vous attendez de moi, Marguerite; vous venez solliciter le bienfait que ce matin vous avez repoussé. C’est en effet votre devoir^ à présent, d’accepter ce que voulait faire pour vous l’inépuisable charité de madame de Rhendorf.
MARGUERITE
Non, monsieur, non. Je ne veux rien d’elle, rien !
ÉVRARR.
Réfléchissez, Marguerite, vous n’êtes plus seule à souffrir, et vous devrez rendre compte un jour de la misère que vous anrez volontairement infligée à votre fille!
MARGUERITE
Ma fille! oh 1 elle aura un soutien, un protecteur, je la ramène à son père !