scène vm
LA SlGNORA, MANELLT.
u a nt lm, tout en décachetant la lettre.
Oui, chère amie, soyet-en persuadée, l’amour quo vous inspirez est un fou qui purilie. (A part, apres avoir jeté un regard sur la lettre.) Oh ! mon Dieu ! quel nom I LA SlGNORA.
Ab! je voudrais pouvoir vous cioirel
manf.lu, atwe chaleur.
Croyez-moi» car je le jure!.. (A part, lisant.) Betiina Burnardonel
LA SlGNORA.
Eh! bien, vous jurez?,.
MAXELL!.
Oui, je le jure... le aentimcnt que j’éprouve s’est tellement emparé de mon cœur... ( A part.) Elle» prise de corps... (Haut.) Ou il en a chassé tout autre penchant... (A part.) Elle va venir... (Haut.) Désormais üxé pour toujours... (A part.) Il faut que je me sauve!
la SlGNORA, le regardant depuis quelques instants.
Ah! ça, mais, monsieur, je vous regarde et je vous écoute... vous avez Pair d'un foui
MANF.LU.
Moi!... ch! sans doute... comment conserver sa raison prés de vous?
LA SlGNORA.
Ce n’est pas moi, c’est cette lettre qui vous a jeté tout-à-coup dans ce trouble I
MAXELL!.
Cette lettre!., allons donc... vous seule m'occupez, vous le
6QVOZ I
LA SlGNORA.
Vous mentez!., cette lettre vient d'un créancier, ou d'une femme 1
MAXELL!, à part.
L’un et l’autre, ma foi... (Haut.) Vous ôtes dans l’erreur I
LA SIGXORA.
Prouvez-le moi, eh mo la montrant I
MAXELL!.
Certainement, jo pourrais... rien do plus facile... mais c’est une confidence d’un amj... qui se trouve fort embarrassé!
LA SlGNORA.
Fort embarrassé... je ta crois !
MAXELL!.
Et il y aurait trahison !
la SIGXORA, aire dépit.
Oui, trahison !.. jo no le vois aue trop, infâme... voilà comment vous vous jouez de ma créoulité... de ma faiblesse!
• MANELLl.
Chère amie... soyez certaine...
la siGNonA, se dirigeant vers le pavillon.
Laissez-moi, et no revenez plus mo parler d’un amour quo vous n’avez jamais éprouvé, et auquel jo rougis d'avoir pu croire I
manf.lu, la suivant.
Ab! pouvez-vous penser I.,
LA SlGNORA.
Laissez-moi, vous dis-je... jo vais repasser, pour ce soir, le rôle de Zerbine, dans la Servante-maîtresse... Être forcée de jouer avec vous, quel supplice 1.. (BUe entre dans le pavillon à droite.) manf.lu, près de la porte.
Écoutez-moi, écoulez-moi, chère amie... (A part.) Maudite lettre, elle est venuo bien mal a propos !.. (Haut.) Voyons, chère amie, voulez-vous que je vous fasse répéter... laissez-moi entrer... je vous expliquerai... (A part.) Elle no répond pas! elle e-i furieuse... (/liant.) Ah! ma foi! j’aime mieux ça... Colle Bcthim BiToardono m’écrit quelle va se rendre ici pour ma demander cet argent... que je n’ai pas... Vile, répondons-lui, pou l'empêcher de venir... Oui, qu’elle m’allenJo chez elle... je la verrai, je lui parlerai... je prendrai des arrangements... et u moins je gagnerai du temps...
( U va s'asseoir sur un banc, prés du pavillon, tire de tablettes, écrit , détache le feuillet, le plie, se lice, marc' quelques instants tout en réfléchissant, puis il rentre dan
r auberge. Pendant ce temps des tontadines sont venues prendre de l eau à ta fontaine. — Des seigneurs et de « dames ont paru se promenant. — En apercevant Bcthna, Us se la montrent et la saluent.)