JEAN-PAUL, THÉRÈSE, BRIGITTE
jban-paul, un flambeau A la main.
Est-coque cet animal-là veut encore me faire manquer la voilure aujourd’hui?
BRIGITTE
La voiture ?
Thérèse, à Brigitte.
Oui... il va partir.
Ce soir ?
Tout A l’heure.
BRIGITTE, à part.
Je respire.
jrah-paul, occupé à déplier son manteau, n’a pas r» Brigitte . À qui parlez-vous donc, mère?
THÉRÈSE
A quelqu’un que tu vas cire bien surpris de trouver ici. jeah-paul, descendant la scène.
Brigitte!
THÉRÈSE
Oui, Brigitte... une mauvaise tête... qui s’est fait chasser par sa maîtresse.
Chasser...
JEAN-PAUL
BRIGITTE
Oui, mattre Jean-Paul... et j’étais revenue bien vile à Marienberg, pour prier madame Thérèse d’intercéder pour moi.
JEAN-PAUL
Oh ! ce que fait Marguerite est toujours bien fait... Mais cllo est aussi bonne qu’ello est belle... et au repentir on doit miséricorde. Situ to repens nous arrangerons ça. Mais parle-moi de Marguerite. Sa santé... est tout à fait rétablie ?
Oui, oui, monsieur Jean -Paul... tout à fait.
JBAK-PAUL.
Il faut que je t’embrasse pour celte bonne nouvelle-là.
BRIGITTE, à part.
Pauvre maître Jean-Paul î
J PAN- PAUL
Elle m’attendait... Ma chère Marguerite! Je crois que je sera encore plus joyeux le jour où jo la ramènerai fraîche et bien portante à sa fille, que le jour où elle m’a dit: Jean-Paul, voilà ma main... c’est que ce jour-là olle me promettait le bonheur, cl qu’aujourd’hui olle me le donno.
BRIGITTE, à part.
Sa joie me fait mal.
zaiik, entrant.
, Voilà votre valise, maître Jean-Paul... et du vin. (// pose la bouteille sur un chaise et la valise sur la table.)
JEAN-PAUL
Qu’cst-ce que tu fais?., tu perds la léte aussi, loi. Tu no va pourtant pas revoir ta femmo.
zahn, à part.
Non; mais je revois Brigitte.
TI1BRÈ3B.
Tu as encore une demi-heure à toi, Jean-Paul; tu vas prendre quelque chose avant de to mettre en route.
Merci, merci... Je vais faire un détour pour aller à la poste. J’y trouverai peut-être uno lettre du docteur: vous savez qu’il m’en envoie une toutes les semaines.
thérésé.
11 aura jugé inutile do t’écrire celto fols-ci, puisqu’il sait que tu dois aller chercher ta femme.
JEAN-PAUL
C’est égal, comme dans ses lettres il no mo parle que de Marguerite, jo ne veux pas risquer d’en perdre uno. Je vais donc passer à la poste, Zahn portera ma valise à la voilure. Adieu, mère, je ne vous recommande pas Marie. (Jl embrasse Thérèse.) Jusqu’à nouvel ordre, Brigitte; tu vas reprendre ta petite chambre. Marguerite ne me refusera pas la première chose que je lui demanderai, et ce sera la grâce.
THÉRÈSE
Bon voyage, mon ami.
mn-FAUL.
Oh ! la roule va me sembler bien longue. Bah I je ras dormir ©n voiture. Je révérai peut-être que je suis arrivé. [Il tort.)