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C'est À cause de ce substratum anatomique qui en est le syndrome, Ge lien commun que M. Mosny à pu définir la méningite saturnine, l’expression cytologique et clinique d’une réaction méningée, que la ponetion lombaire permet toujours de reconnaître.
Cette leucocytose — presque toujours constituée par de la lymphocytose, est d’une telle fréquence chez les saturnins qu'on peut avec M. Mosny la considérer comme une des manifestations les plus communes de l’intoxication saturnine. Elle est particulièrement précoce, en particulier quand il s’agit d'ouvriers exposés à uné intoxication massive et brutale, comme les poudreuses des abriques de porcelaine, les ouvriers des fabriques d’accumulateurs, de minium; elle est dans tous ces cas généralenrent très abondante. Précoce aussi, mais moins marquée, la lymphocytose existe aussi dans les autres variétés d'intoxication.
La précocité en est très grande; elle peut apparaître dans les premières semaines de l’intoxication saturnine, souvent avant aucuné autre manifestation saturnine, hormis le liseré de Burton. Elle disparaît souvent chez les vieux saturnins.
La lymphocytose est d’abondance variable, dans les cas frustes, elle est modérée et oscille en moyenne entre 5 et 25 lymphocytes par champ; au contraire, dans les formes aiguës, la leucocytose est beaucoup plus abondante elle atteint 25 à 100 éléments par champ. Mais la leucocytose la plus marquée est sans contredit celle qu’on observe dans la méningite tardive, la
Lhégu
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paralysie générale saturnine, ou le nombre de lymphocytes peut atteindre 200. |
Les accidents aigus fébriles convulsifs modifient la formule cytologique du liquide céphalo-rachidien. On voit alors aux Tymphocytes, toujours prédominants, s'associer des polynucléaires, des mono-nucléaires grands et moyens, même des cellules endothéliales.
Les actidents convulsifs peuvent en outre s'accompagner d’une hémorragie méningée, qui se reconnaît à ses caractères fondamentaux bien établis par Froin, Tuffier et Millian. Cette hémorragie méningée est parfois seulement histologique, c'est-à-dire que quelques éléments rouges viennent s'associer à ceux de la série blanche, sans que le liquide soit lui-même teinté.
D'autres fois l'hémorragie colore franchement le liquide et les hématies prédominent notablement. Or on sait que après l'hémorragie méningée les méninges réagissent d'ordinaire par une poussée lymphocytose consécutive. Aussi on à voulu voir dans ces hémorragies méningées du saturnisme, la cause de la lymphocytose saturnine, que nous regardons avec M. Mosny comme l'expression d’une méningite.
« Au point de vue clinique, d’abord, comme le dit M. Mosny, toutes les observations établissent l’existence d’un syndrome méningitique, dont les manifestations aiguës subaiguës où chroniques sont sous la dépendance incontestable, exclusive et directe de l’intoxication saturnine }.
Au point de vue des recherches du laboratoire, il n'y a pas de relation entre l'abondance de la leucocytose
et l’hémorragie méningée; dans les cas où la lymphocytose est ‘le plus abondante on ne voit pas d’hémorragie méningée, et il semble difficile d'affirmer celle-ci, quand on ne constate que celle-là. Enfin on constate souvent la lymphocytose avec un premier accès épileptiforme, et l’hémorragie ne survient qu'après. L’hémorragie est selon nous le résultat de l'hypertension vasculaire, elle peut ou non'se manifester, elle n’est pas la cause de la lymphocytose préexistante.
Par contre, si dans les accidents urémiques dus au saturnisme, la leucocytose céphalo-rachidienne fait habituellement défaut, elle peut parfois apparaître, mais sous forme de polynucléose et ici il semble bien qu’on puisse incriminer une hémorragie méningée légère que M. Mosny a pu constater une fois à l’autopsie. De méême encore ici, l’hémorragie méningée n’est pas la cause des accidents urémiques, elle n’est encore que le résultat de l'hypertension artérielle habituelle chez les saturnins et accentuée au cours de certains accidents, tels les accidents convulsifs.
Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’un saturnin urémique ait en même temps de la méningite saturnine. Si l'interprétation devient difficile au point de vue diagnostique, l'hypothèse est très réelle au point de vue pathologique. I1 s’agit là des formes associées de la méningite saturnine dont nous voulons maintenant dire un mot.