ETUDE CLINIQUE
« Les méningites doivent aux germes qui les causent non pas des symptômes spéciaux mais une évolution un peu particulière » (Nobécourt.) (1.
En effet, le tableau morbide décrit dans les observations précédentes est celui de toute infection méningée des premiers mois de la vie. Le nourrisson, sans cesse en état d'équilibre instable à cause de l'intensité de sa croissance, ne peut opposer aux divers agents pathogènes que des moyens de défense très imparfaits. C’est pourquoi, fréquemment, la symptomatologie qu’il présente au cours des méningites aiguë est très atténuée, réduite parfois à la seule tension de la fontanelle antérieure ®. Attribuable en grande partie à l’imperfection de l’encéphale incapable de réagir par les phénomènes ordinairement constatés chez l'enfant plus grand, cette latence, cette insidiosité rend bien souvent le diagnostic hésitant et tardif.
Mais si le streptocoque ne provoque pas habituellement de symptôme caractéristique, il semble vrai-
ment donner à l'infection méningée dont il est res-
(1) NOBÉCOURT : Précis de Médecine des Enfants, page 381. (2) Diagnostic des formes frustres de da méningite cérébrospirale. (FAVREL : Méd. Inf., Paris 1920, p. 113.)