A MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ
ê hirurgien des Hôpitaux
LNSRO DU CTIOUN
Au mois d'août dernier, M. le professeur agrégé Dudon provoquait la ménopause artificielle, en pratiquant la castration ovarienne sur une femme atteinte de métrorrhagies incoercibles dues à la présence d’un fibrome utérin.
Cette tentative, suivie de succès, donne un intérêt d'actualité à la question de l’ovariotomie normale qui a pris naissance dans la pratique étrangère, a été discutée et pratiquée par des chirurgiens distingués des hôpitaux de Paris, et, pour la première fois, à l'hôpital Saint-André de Bordeaux, par M. le professeur Dudon.
En me proposant de faire l'étude de cette opération et de présenter le résultat de mes recherches comme travail inaugural, je ne me suis pas dissimulé la difficulté de ma tâche ; vouloir formuler une opinion sur un sujet aussi discuté, à cet âge de la carrière médicale où l'on ne reçoit encore que des leçons, est le témoignage d’une présomption orgueilleuse : j'aurais certainement reculé devant cette tentative sans les sympathies dont je me suis senti entouré par mes maîtres et qui n’ont pas moins contribué à m'encourager que leurs savants conseils.
M. le professeur Dudon, en me fournissant l'idée de ce travail dont il a tracé les grandes lignes, a voulu me donner une nouvelle preuve de sa bienveillance ; je croirais mal reconnaître les bontés qu'il a eues pour moi si je me contentais d’exprimerici, par un simple remerciement, la reconnaissance que je lui dois à tant
de titres.