‹ La menteuse: pièce tirée de la nouvelle [par] Alphonse Daudet & León HenniqueChapitre 31 sur 48 · SCÈNE PRE.MIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PRE.MIERE

Marie, seule.

{Elle est assise, enpeignoir. au guéridon, et relit tout haut, fiévreuseniînt . ce quelle vient d'écrire.)

— « Mon chéri, je m'en vais, je pars. Ne me cherche pas. Nous ne devons plus nous revoir. Je faime, j'ai le cœur plein de toi;

et il faut que je parte, maliiTé tout. » {Parlé.) Quelle abomiration!... (Lisant.) « Un jour, on voudra m'accuser, on essaiera de me nuire dans ton esprit.... ne crois personne. Quelque chose de très grave, d'inattendu, d'impossible à dire, me réclame, me force à te quitter, voilà.... O mon amour, comme je souffre, et comme je te regrette, bien que je sois encore chez nous, au milieu de nos affaires! (Elle regarde autour d'elle, en pleurant.) Adieu, pourtant, mon trésor, adieu. Je n'ai pas le courage de t'en écrire plus long, mais je t'aime, tu peux le croire, c'est la vérité, je t'aime avec reconnaissance, je t'aime éperdumenl. »

[Elle ferme la lettre et appelle.) Mère André ! Mère André !

L2 Menteuse

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