SCENE XII Les Mê.mes, LA COMTESSE. LUCILE
La Comtesse, à Georges.
— Tais-toi, tais-toi. (.1 Marie.) Qu'est-ce qu'on me raconter .ALa tille, souffrante?
— C'est vous, maman? Avec Lucile?
Ah ! quelle joie.... quelle joie de vous revoir... avant la tin.
La Comtesse.
— Avant la fin?... ^^oulez-vous bien ne pas dire de folies ! ALais on va vous g-uérir. Nous venons vous chercher. ^Larie.
Llxile.
— Vous emmener à Versailles! ^Larraine donnera une grande fête pour le retour des enfants prodij^ues.
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La Comtesse.
— Tout ce qu'on voudra. Je vous dois un arriéré de tendresse, ma chère fille, et je tiens à m'acquitter envers vous.
Marie.
— Vous êtes bonne.
LuciLE, à M.irie.
— Si marraine donne ce bal, il faudra que vous ayez une toilette superbe.
Marie, tristement.
— Ça se paye trop cher.
Georges, essayant de rire.
— Puisque nous sommes riches, maintenant !
La Comtesse.
— Je crois bienl... ma fortune n"est-elle pas à VOUS:... Oh! vous avoir chez moi, n^ plus être qu'une famille unie, joyeuse.
Marie.
— Et Luciler Est-ce qu'elle me désire autant que vous?
LUCILE
— Moi, depuis que vous êtes partis, tous les deux, je n"ai plus eu qu'une pensée : votre retour.
Marie.
— Pauvre petite Lucile! Je la vois encore dans ce grand salon, disant, les 3^eux gros de larmes : « Je ne l'aime pas... nous ne nous aimons pas. » Comme elle a menti! C'est la seule fois, n'est-ce pas, maman? Elle l'a fait, elle, le beau mensonge, celui dont on a le droit d'être fier ! Mais vous aurez votre récompense, allez, chère petite, quand je ne serai plus là, avant peu.
Llxile, pleurant.
— Oh! ne parlez pas ainsi. Vous savez bien que Georges vous aime uniquement, que par vous seule il peut être heureux.
Georges, à Marie.
— Vois, elle pleure. Tu nous déchires tous. {La porte du fond s'ouvre.)
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Marie, terrifiée.
— Qui est làr
Georges.
— C'est Pierre.
Lj Menteuse