MARIE, GEORGES
(// a fermé la porte, et lorsqu'il se retourne, Marie est à deux genoux devant lui.)
% Marie.
— Pardon.
Georges.
— Dis-moi vite... cette maison où je t"ai conduite, l'autre jour , Chaussée -
d'Antin, à qui est-elle r Chez qui allais-tu r Tu ne donnais pas de leçons, pas plus là
quailleurs Alors
N^ cet argent, que tu af-
Lj. Menteuse 2i3
firmais g-ag-ner, d"où venait-il r II faut me le dire, pour que je le rende.
Marie, avet une expression déchirante.
— J"ai mal.
Georges.
— Oui, tu as mal, mais je veux une réponse. Chez qui allais -tu quand je te croyais à Saint-Germain r Tu n'as pas de sœur: tu n'as pas d'amis, personne ne te connaît. D"où venaient ces fleurs, ce bracelet, tes toilettes?
Marie.
— F\irdon, mon Geo.
Georges.
— Tu mas trompé, tu as trompé ma mère; tu m'as menti à toutes les heures, à tous les instants. Tu connaissais ma vie, et je ne savais rien de la tienne. Rien, pas même ton nom; car il n'est pas à toi, je suppose, le nom que tu portais. Ah! la menteuse, la menteuse.... Il avait bien
raison. Olivier! Tuutes les femmes sont des menteuses
Marie.
— Dieu 1 que j"ai mal.
^sf^^
Georges, lui prenant les mains.
— Oh ! tu ne mourras pas sans me répondre. D'abord, de quoi meurs -tu?
Pourquoi? Qui es-tu? D'où viens-tu?
Qu'es -tu venue faire dans mon existence?
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Mais parle donc, parle donc, dis-moi quelque chose. (// la secoue.)
Marie, lui baisant les mains plusieurs fois.
— Pardon.
[Elle tombe à terre et ne bouge plus.)
Georges, penché sur elle, et se relevant affolé.
— Au secours ! Au secours !