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LES PAPILLONS

— Papillons, ô papillons, Restez au ras des sillons.

Tout au plus courez la brandc.

C'est assez pour vos ébats.

(Ju'allcz-vous faire là-bas, Tout petits sur la mer grande '}

— Laisse-nous, décourageux '.

Il faut bien voir d'autres jeux Que ceux dont on a coutume.

Quand on est lassé du miel, Ne sais-tu pas que le fiel Est doux par son amorlunic?

MARINE

— Mais des fleurs pour vos repas.

Là-bas vous n'eu aurez jias.

Ou n"cn trouve que sur Icrre.

l'auvrcs pclits malheureux.

Vous mourrez le venlre creux Sur l'eau nue et solitaire.

— 0 l'ennuyeux raisonneur Oui met sur noire bonlieur I/(5tcignoir d'avis moroses !

i\c vois-tu pas que ces \>r6s Liquides sont diaprés Uc lis, d'œillcls et de roses '?

— Papillons, vous êtes fous.

Ces fleurs-ià, m'enlendcz-vous tie sont les vagues amères Où les rajons miroitants Font fclorc le printemps Dans un jardin de chimères.

— Ou'importc, si nous crnjoi Aux (leurs de qui ces rajons Dorent la belle imposture '.

l)ùl-ou ne point les saisir.

N'est-ce pas encor plaisir ijue d'eu risiiucr l'aveulurc ?

— Allez, vous avez raison.

Comme vous à l'horizon

Mes vœux portent leur offrande.

i^octes et papillons,

Partons en gais tourbillons,

Tout petits sur la mer grande.

l.i:S II1U0NJ)ELLES DE MEI\

La inor n'est plus Icnic.

Le soleil reliait.

Car voici le stciiic tt le inarliiicl.

Leurs pattes à peine Se voient à leur flanc.

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