‹ La merChapitre 48 sur 77 · LK CATAFALQUE · texte numérisé non relu

LK CATAFALQUE

Dans le calme et dans les Wnèbrcs Le bateau i)rend des airs funèbres.

Le pont, oblonp, Immbé, tout blanc.

A bâbord, à tribord, deux ternes El mystérieuses lanternes.

Les (lots larmes à chaque flanc.

Catafalque ! Cercueil de vierftc

Uuc flanque à droite, à gauche, un ciorRc

Au-dessus, un dais noir : les cieux.

Mais l'église est vide. Personne !

El seul j'assiste et je frissonne

Au rc(iuieni silencieux.

LE 5JARGAÏ

Eugourrli ilc froid sous ma capote, Battu par la pluie et par le vent, Je regardais Teau qui sui- l'avant En paquets d'embrun saute et clapote.

La mer était dure, et par-dessous Se gonflait avec d'étranges râles.

Les flots ténébreux et pourtant pâles Avaient dans la nuit l'air d'hommes soûli

Dire que celle onde est maternelle !

Au creux des remous, puis au sommet.

Voguait un niargat. Il y dormait, Calme, ayant sa tête sous son aile.

ETANT DE QUART

l'arc à prendre uu ris ! Deux ris ! Trois ris La brise plus bas vient de descendre.

Les flots maintenant couleur de cendre Font de gras rubans moirés de gris.

Nous allons danser. La lame est brève.

Combien boiront là leur dernier coup 1 Mais l'oiseau, son aile sur sou cou, Sans se réveiller poursuit son rêve.

0 mer, à la fois rage et douceur.

Oui saura jamais ton âme entière ?

Ce qui peut nous être un cimetière Est pour le margat un nid bcrccur.

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