ETANT UE UU A U T
l^loiu'ons nos chagrins, chacun Ip nôtre. Une larme lonihe. |)uis une autre.
Le flux de la mer en est grossi Et d"une salure plus (épaisse, Depuis si longtemps que notre espace Y ideure ainsi.
Pleurons nos chagrins, chacun le nùli Une larme tombe, puis une autre. Peut-clrc toi-môme, ô triste mer, Mer au goût de larme âcrc et salée.
Es-tu de la terre inconsolée Le pleur amer.
DANS LE RROUILLARD
Ciol d'oncre. Flols de poix. Foulu quart de brume : l.a mer épaisse colle aux flancs du lialeau En gargouillant ainsi que lorsqu'on fait eau. Dans l'air visqueux cl sourd la cloche s'enrhume.
Tout grillé que je suis, il fait nuicre et froid. Je sens mentrer partout ce noir qu'il faut fendre. Je suffoque, engoncé comme en un scaphandre. Cuirassé d'un prélart, ca.squé du suroit.
On croirait respirer des paquets de plume. Des lunettes de plomb vous bouchent les jeux. I.e feu blanc du gi'and mât semble au fond des cieux Un a'tre qui, lointain, meurt et se rallume.
ETANT DE QUART
Soudain, tout près de nous, un sanglot dolent En sons entrecoup(?s ràle et s'effiloche. A bâbord ? A tribord ? Qui sait ? Tinte, cloche. Un grand fantôme gris passe en nous frôlant.
Oh*', l'ami, bonsoir ! Ta cloche s'enrhuuie. Nous nous sommes donné tous deux de l'émoi. Bonsoir, vieux, sans nous voir. De quart, comme moi '. (^iel d'encre. Flols de poix. Foutu c(uai( do lirunie !
L'KTOILE Dr NORD