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A LA DÉRIVE

l,a mer pleure une canlilône Sur d'invisibles violons.

Je n'ainicrai plus Madeleine.

Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Les nuits sont courics. les jouj-s longs.

La mer pleure une cantilèuc

Où passent, railleurs, des flonflons.

Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Mais cest de sanglots qu'elle est pleine.

Elle et moi nous nous désolons.

Les nuits sont courtes, les jours longs.

Je n'ainicrai plus Madeleine, Mieux vaut coui-ii- les Madclons.

Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons :

ETA.iNÏ DE QUART

Mais je sens passer son lialcinc Et vois flotter ses cheveux blonds.

Les nuits sont courtes, les jours longs.

,\ son parfum de marjolaine Jai Irérai du crâne aux talons.

Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Cheveux d'Aphrodite et d'Hélène !

Or plus roux des secrets vallons !

Les nuits sont courtes, les jours longs.

Pourquoi trahir la châtelaine ?

A cause de ses yeux félons.

Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

La mer pleure une cantilène

Où la hcllc et moi nous râlons.

Les nuits sont courtes, les jours longs.

Je n'aimerai plus Madeleine.

Tant pis ! Vieux habits, vieux galons I

Tanguis, tanguons ! Roulis, roulons !

Mou cœur est un flocon de laine Qu'emportent de noirs Aquilons.

Ixs nuits sont courtes, les jours longs.

La mer pleure une cantilène Sur d invisibles \iolons.

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