‹ La mer libre du pôle [microforme]Chapitre 234 sur 256 · TEMPÉRATURE DU PÔLE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE DU PÔLE

(Chapitre xxx1, page 364.) LIGNES ISOTHERMES.

La température de l’air au pôle nord a été l’objet de nombreuses théories, relatives à l'influence de la mer et du soleil. Le 10 avril 1865, W. E. Hickson, Esq., a lu devant la Société géographique de Londres un travail très-instructif dont j’extrais ce qui suit :

« On avait toujours supposé que les alentours immédiats des pôles étaient les régions les plus froides du globe, puisqu'elles sont les points les plus éloignés de l'équateur; aussi croyait-on que les dangers et les difficultés de la navigation augmentaient en raison des latitudes. Une opinion toute différente a conimencé à prévaloir parmi les météorologistes, depuis qu’en 1817 Alexandre de Humboldt publia son « Système Isothermal » et démontra que la distance de l’équateur ne coïncide point nécessairement avec la température moyenne du lieu, et que l'équateur lui-même n’est pas la ligne du maximum de la chaleur. En Afrique, cette ligne traverse le méridien de Greenwich à 15 degrés de latitude nord et s'élève à 5 degrés plus baut, sur la limite inférieure du Sahara. En 1821, sir D. Brewster, dans une étude sur la température moyenne du globe, disait déjà que probablement le thermomètre monterait au pôle de 5 ou 6 degrés centigrades au-dessus de ce qu'il marque dans certaines parties de la zone arctique. Aucun fait n’est venu infirmer cette conclusion ; tout au contraire, plusieurs tendent à l’appuyer. »

(J.-J. HAYEs.)

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