VI INTRODUCTION
sont trop bien connus pour que j'aie besoin d’en faire ici l'éloge.
Je m’adressai plus tard à la Chambre de commerce de New-York, et à celle de Philadelphie; cette dernièr’: :’empressa de nommer une commission pour le même but que les sociétés scientifiques. Je parlai aussi, dans la salle des conférences de l'institut Lowell à Boston, devant une nombreuse assemblée réunie par les soins de l’Académie des arts et des sciences; à cette occasion et grâce à l’éloquent appui du président feu l’honorable Ed Everett et des professeurs Agassiz et W. B. Rogers, un nouveau comité fut organisé pour coopérer avec ceux que j'ai déjà mentionnés.
Je continuais pendant ce temps les lectures dont j'avais retiré tant d'avantages, car, tout en intéressant le public à mon entreprise, elles étaient aussi une source de profit matériel. Le résultat excellent de deux lectures que je fis sous les auspices de la Société de zéographie est dù sans aucun doute à l’appui chaleureux qjue donnèrent à mon projet les discours du Rév. D'Bethune, du Rév. J. P. Thompson, du professeur, aujourd’hui major général, Mitchel, de M. Egberd Viele, dont la guerre civile devait faire un brigadier général, et surtout celui du savant Dr Lieber.
L'intérêt manifesté par les géographes européens fut à peine moindre que celui de nos associations scientifiques. L’éminent président de la Société géographique de Londres, sir Roderick Impey Murchison, en annonçant à ce corps distingué nos projets d’une nouvelle expédition aux régions polaires, exprima les vœux les plus ardents pour le
1. M. Grinnell après avoir armé et équipé à ses frais les deux navires qui sous les ordres du lieutenant de Haven prirent part à la grande croisière arctique de 1850-1851, patronna encore de ses deniers et de son influence l'expédition du D° Kane en 1853-54. (Trad.)