‹ La mer libre du pôle [microforme]Chapitre 7 sur 256 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

mille et une choses nécessaires à une expédition si hasardeuse et si lointaine. À nulle époque de ma vie je n’entassai plus d’anxiété et de labeurs que pendant ce long mois de préparatifs.

Le choix de l’équipage ne me fut pas un moindre souci; les volontaires affluaient : j'en aurais eu de quoi former une escadre, le difficile était de trouver ceux que leur cou stitution ou leurs habitudes rendaient propres à une pareille entreprise. Le plus grand nombre n’avait jamais mis le pied sur un navire , et bien qu’ils se déclarassent prêts « à tout faire », la plupart, ainsi qu'il arrive souvent, n’auraient été capables de rien.

Je fus assez heureux pour m'assurer le concours de mon ancien compagnon de l'expédition Grinnell, M. Auguste Sonntag, revenu en 1859 du Mexique, où il dirigeait de savantes explorations qu’il m'avait proposé d’abandonner pour m'aider dans mes travaux préliminaires; nommé à son retour directeur adjoint de l'observatoire Dudley, d’Albany, il sacrifia pour m’accompagner la position avantageuse qu’il venait d'obtenir.

Le choix fait, nous étions quinze :

D' J. J. Hayes, commandant.

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