‹ La mer libre du pôle [microforme]Chapitre 82 sur 256 · CHAPITRE XIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIT

combien au dehors il fait froid et sombre, landis qu'au- (our de moi tout est brillant et chaud, certes je crois pouvoir écrire que je suis reconnaissant! Une fois, du moins, dans ma vie, je me déclare entièrement satisfait!

Sonntag et Mac Cormick m'ont rendu un compte détaillé de tout ce qui s'est passé en mon absence, Jensen m'a parlé de ses chasses, j'ai diné avec les ofliciers, et à hord «tout est joyeux comme les cloches un jour de marage ».

Ma petite troupe est un peu reposée et quelques-uns seraient prêts à recommencer; mais ceux qui ont été pincés par la gelée font assez triste mine, et les quolibets de leurs camarades ne peuvent guère les consoler.

Je suis enchaïité de voir comme tout a bien marché pendant mon ak:ence. Sonntag est monté deux fois sur le glacier, en a terminé la triangulation et a pu dessiner quelques bonnes esquisses. Il a aussi soigneusement mesuré et calculé les angles d’une ligne jalonnée sur la glace de la grande baie. C'est une base de 9:00 pieds de développement dont les coordonnées fixent ainsi les distances de l'extrémité occidentale de l’île Starr aux points suivants :

Au cap Alexandre, 8 milles marins = 14 kilom. ;

Au cap Isabelle, 31 milles = 56 kilom.;

Au cap Sabine, 42 milles = 67 kilom.

Mes ordres à l'égard de la chasse sont obéis scrupuleusement et de nombreuses additions ont été faites à une provision déjà assez respectable. Ceci est pour moi d’une importance majeure; l'expérience que j'ai acquise dans mes voyages avec le docteur Kane m'a convaincu que le scorbut, si fatal aux expéditions polaires, peut toujours étre évité par l'usage de la viande fraiche. Quoique bien approvisionnés en conserves de viande et en légumes frais, nons ne pouvons trop varier notre nourriture, et je prends mes mesures pour me procurer tout le gibier possible : une escouade de nos meilleurs tireurs est organisée dans

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