‹ La mer libre du Pôle; voyage de découvertes dans les mers arctiques exécuté en 1860-1861Chapitre 46 sur 241 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Le port Foulke. — Préparatifs pour l'hiver. — Travaux scientifiques. — Notre observatoire. — Le navire jeté sur la côte. — Les chasseurs. — Nous scions une crique. — La glace nous entoure.

En l'honneur de mon ami feu William Parker Foulke de Philadelphie, un des premiers avocats et des plus chauds soutiens de mon entreprise, notre lieu de refuge reçut le nom de Port Foulke. C'est une petite anse bien abritée de tous les vents, si ce n'est de celui du sud-ouest, mais nos récentes aventures ne nous avaient pas appris à redouter ce dernier, et un groupe d'icebergs, échoués à l'entrée du port, nous défendait des champs de glace flottante. J'aurais certainement préféré Fog Inlet (le Havre des Brouillards), où, sous tous les rapports, nous nous fussions trouvés mieux que le docteur Kane au Port Rensselaer, et où il n'était pas probable que les glaces nous eussent retenus beaucoup plus longtemps qu'au Port Foulke : mais nous n'avions pas à choisir; nous étions sûrs, du moins, que nous pourrions de bonne heure sortir de notre prison l'été suivant et que notre schooner ne courrait pas le risque d'être pris dans le piège où est resté le navire VAdvance; en outre, le gibier

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