‹ La Mère de Dieu et la mère des hommesChapitre 17 sur 78 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

m aine, il y a nombre de questions plus ou moins incontestables, sur lesquelles on ne pourrait garder le silence, sans tromper la pieuse attente du lecteur, et sans sortir de la voie frayée par les plus illustres et par les plus saints panégyristes de la Mère de Dieu. Longtemps avant que l'Eglise eût défini la Conception immaculée de la bienheureuse Vierge, ils l'avaient enseignée, expliquée, défendue. Mais, tout en dépassant les limites de la croyance obligatoire, nous nous garderons de donner comme des vérités de foi ce qui n'est qu'une opinion plus "probable, ou, tout au plus, une doctrine moralement certaine.

S'il ne nous appartient pas de devancer les jugements de l'Eglise, ce serait montrer trop d'indifférence pour la Mère de Dieu, que de mesurer ses louanges à l'obligation stricte que nous imposent les jugements déjà portés,, lors même que des raisons sérieuses nous invitent à lui reconnaître d'autres privilèges.' Tel n'est pas l'esprit de la sainte Eglise, et s'il fut jadis une école qui craignait par-dessus tout d'aller trop loin dans l'éloge, nous savons que cette mère des chrétiens, loin de l'encourager de son approbation, ne cessa de bénir ceux qui combattaient pour la plus grande gloire de la Mère de Dieu^ sa mère et la nôtre.

Mon vœu le plus cher, et la récompense que j'espère de mon travail, serait d'occuper une humbleplace dans l'innombrable armée de ces dévoués serviteurs de la bienheureuse Yierge. C'est pourquoi jje vous fais humblement la prière que l'Eglise met sur les

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