‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 85 sur 107 · Obs, sur le tétanos · texte numérisé non relu

Obs, sur le tétanos

moins nombreux que dans les pays tempérés, on peut avancer que ceux dî'angine gangreneuse et de gangrène de la bouche s'observent aussi communément chez les enfants. » (Ghassaniol *.)

Le gonflement des parotides désigné sous le nom à'' oreillons ^ et qui atteint l'enfance vers répoque de la puberté, a été observé en divers climats et en diverses races. Dans l'Inde, on l'appelle ponnouœU'Vinguy i^désir ardent de l'or), et, pour satisfaire à cette singulière étiologie, on applique aux malades, comme traitement, un collier contenant des pièces d'or; les métastases sur les testicules seraient rares (Huillet *).

En tout pays, les maladies du tube gastro-intestinal sont fréquentes. — Un lait altéré ou insuffisant, des aliments solides prématurément donnés, et, chez nous, l'abus du biberon, déterminent des diarrhées et des vomissements incessants, l'acidité des premières voies, l'amaigrissement progressif, enfin cet état de cachexie et d'inanition graduelle dont Parrot a retracé si fidèlement le tableau clinique, sous le nom d'a^/trep^fe. — La diarrhée est une affection commune dans toutes les races, et l'une de celles qui contribuent le plus à accroître la mortalité du premier âge (comme en

Australie) K Elle a souvent pour cause une influence climatérique, comme chez les peuples où le défaut de vestiture rend plus sensibles à l'enfant les moindres changements de température. Elle se relie d'autres fois à une influence endémique, comme dans Tlnde et l'Indo-Ghine, où elle se confond, par des nuances insensibles, avec les manifestations cholériques. — La dysenterie se développe dans les mêmes conditions que la diarrhée. — Au delà des premières années, ces maladies trouvent une occasion permanente de développement dans une alimentation trop exclusivement féculente, qui favorise la production de l'inertie intestinale et sollicite la muqueuse digestive à l'hyperémie, par la formation des gaz qu'elle détermine, et par l'énorme masse des matériaux à élaborer qu'elle réclame.

5° Maladies du foie^ des reins^ des organes respiratoires et circulatoires. — Nous ne possédons aucun document relatif à la fréquence de Victère des nouveau-nés dans les diverses races. Gonvient-il de le rapporter, avec Bouchut, à une inflammation légère du foie, consécutive à l'oblitération de la veine ombilicale, ou, avec Depaul % à l'accumulation dans le sang de la matière colo-

i. The Lancet^ 27 nov. 1880.

2» Article Nouveau-né, Dict, encycl. des se, méd.

rante des globules (hémaphéisme : sang du nouveau-né très riche en hématies, accroissement de la masse du sang et, avec elle, du nombre des hématies, par les retards apportés à la ligature du cordon, insuffisance des voies d'élimination chargées de rejeter au dehors les déchets globulaires)? Les présomptions sont en faveur de cette dernière opinion * ; mais de nouveaux faits ont contribué à rendre plus complexe la pathogénie des ictères observés après la naissance. Gomme leur interprétation peut servir à élucider quelques pointe de la pathogénie de l'hémoglobinurie paroxystique de nos régions et de la fièvre hémoglobinurique (hématurique ou mélanurique) des pays chauds, nous en dirons quelques mots. — Parrot a décrit récemment une forme d'ictère,, chez le nouveauné, qui se rapporterait à la tubulhématie des rems. Ces organes seraient hyperémiés, les tubuli distendus par les hématies, sans interposition de fibrine. Il semble que cette curieuse afifection soit le résultat d'une diapédèse des globules au travers des petits vaisseaux : le sang ne passe pas en nature dans les tubuli (l'urine est peu albumineuse) ; il ne leur abandonne que ses hématies : celles-ci infiltrent la plupart des organes, passent

1. 11 y aurait à rechercher si l'ictère des non veaux-Dés est plus fréquent dans les races où le cordon n'est lié que tardivaneât, après Texpulsion spontanée da placente.

à travers les muqueuses et les séreuses, de telle sorte que les tissus et les liquides de rorganisme sont colorés en jaune verdâtre, noirâtre, marc de café. Il reste à déterminer la nature et Torigine de Taltération globulaire. La maladie a été observée, en France, dans les hospices d'enfants assistés; ses relations avec les épidémies puerpérales sont encore mal établies *. — Sous le titre de cyanose ictérique^ apyrétigm^ avec hémoglobi^ nurie des nouveau-^iés ^ Winckel a décrit une maladie nouvelle, de nature et d'étiologie inconnues, endémique parmi les enfants nouveau-nés de la maternité de Dresde. L'affection débute par de l'obnubilation du sensorium, une respiration suspirieuse, accompagnée de cyanose; le ventre est souple, l'urine brunâtre, chargée de cylindres granuleux, d'amas de micrococcus et d'hémoglobine ; il y a des traces d'ictère, parfois des convulsions ; la température reste normale. A l'autopsie, le sang est sipureux et d'un brun noirâtre; le foie est d'un brun foncé, la rate tumçflée; les reins, sont hyperércdés; il existe des ecchymoses pleurales et péricardiques, de l'œdème et de l'hyperémie du cerveau. Lender range la maladie dans le groupe des affections typhoïdes *.

Nous manquons de renseignements sur les trou-

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