Mal, de Saint-Domingue
tiquer avec quelque certitude avant la troisième ou la quatrième année. Chez les enfants, comme chez les adultes, elle coexiste souvent avec l'engorgement des ganglions cervicaux *.
1. A. Corre, Rech, sur la mal. du sommeil (Arch. de fsnéd. nav., 1877). Noos n*igQoroo8 pas de quelles critiques, bionveillaotes ou acerbes, notre mémoire sur la maladie du sommeil a été Tobjet. Nous reconnaissons la justesse de quelques-unes. Mais nous demeurons convainca que la maladie est une affection cérébro-spinale, relevant d'un état diathésique, constitutionnel, auquel la scrofule n*est probablement pas étrangère. Après avoir relu nos notes, médité les travaux de nos collègues, reporté nos souvenirs sur ce milieu africain, ot nous avons vécu, nous nous demandons môme, aujourd'hui, — si l'existence de la maladie dans les foyers lépreux les plus intenses de la côte occidentale d'Afrique et dans la race qui subit le plus profondément leur atteinte, en raison de ses conditions sociologiques ou d'une aptitude particulière ; — si la transmissibililé par le contact habituel (cobal>i- ^tation), pnr les produits de sécrétion dérivant des malades, par l'hérédité, transmissibililé à laquelle croit fermement toute la population et que sembleraient démontrer certains faitâ ; — si l'analogie fiappante des symptômes du Nélavane avec ceux de la Lèpre, encore à son début,, c'est-à-dire réduite à ses premières manifestations géuéraies (torpeur des fonctions de relation, somnolence, engorgement et induration des ganglions cervicaux, etc.), n'autorisent pas à penser que la diathèse lépreuse exerce ici une influence, combinée à celle d'autres causes plus ou moins probables, comme Timpaludalion latente, l'alcoolisme, etc. Nous n'émettons là qu'une impression ; mais cette impression deviendrait tout autre chose, si, après avoir établi que le point de départ des altérations périphériques, dans la Lèpre, est bien la lésion médullaire (comme déjà certains travaux tendent à le prouver), la science parvenait à distinguer, dans cette affection à côté des formes complètes (si variables I) des formes frustes, abortives, limitées aux manifestations les plus générales de l'état dyscrasique.
Réparons une injustice irréfléchie que nous avons commise dans notre mémoire (écrit sur les lieux où nous avons observé, et auquel nous ne voulûmes apporter aucun changement au moment de son impression, parce qu'il nous paraissait bien mettre en lumière ce que nous avions vu) : ce n'est pas aux médecins français, mais à l'Anglais Clark (dont les observations ont été traduites en partie par Boudin), que revient l'honneur du premier travail un peu étendu sur la maladie du sommeil.
et les terrains récemment défrichés * ; en Algérie, Bertherand signale, comme une cause assez fréquente d'oplathalmie, l'introduction entre les paupières des fines épines que le vent détache des figuiers de Barbarie * .
/. Chez les Arabes, Bertherand attribue aussi un grand nombre d'ophthalmies aux irritations propagées du cuir chevelu et reconnaissant pour cause la dénudation de celui-ci, par la coutume de raser la tête aux individus du sexe masculin; il en donne comme preuve la fréquence des ophthalmies observées parmi les soldats condamnés au boulet, tant que l'on persista à leur imposer cette espèce de marque ^
g. Dans l'Inde, Huillet décrit sous le nom de doTdeuil{dordy douleur) une ophthalmie épidémique qui se manifeste vers les mois d'août et de septembre, et qui est occasionnée par la présence de petites mouches, attirées par les émanations de la fleur d'une espèce de jasmin ♦.
K Enfin , sous rinfluenca du paludisme , on voit quelquefois se produire des ophthalmies.. A Nossi-Bé, nous avons observé sur les élèves malgaches de la mission une petite épidémie de con-
1. Thèse Montpellier, 1866 (Soavenirs médicaux de quatre années à Mayotle).
^« Lâm C» j Ovf à ■