‹ La Mère-institutriceChapitre 222 sur 224 · NOËL · texte numérisé non relu

NOËL

&B PBBftaEft PATHE.

Voyant Qotre grande misère, Suite funeste du péché, Le fils de Dieu, le cœur touché, A parlé pour nous à son père.

LE VEUXli^ME PATBE.

11 A dit au Père étemel :

Si vous le permettez, mon père,

Je descendrai du haut du ciel, Et j'irai racheter la terre.

LE PREMIER PATRE

Et l'Éternel a répondu :

Comment pardonnerai-je au crime?

Les pécheurs ont ouvert l'abîme, Et leur malice a tout perdu.

LE CHGËIJR.

Tyr et Sldon, comme deux reines, Aux bords des mers venaient s'asseoir.

Appelant les passans, le soir.

De leurs douces voix de sirènes.

Babylone buvait les pleurs Que pleuraient l'enfant et les veuves.

Et dormait aux chants de douleurs Qu'exhalait Sioa -SU»' sçs fleuves.

Mais Piome fait hurler plus haut les nations; C'est peu de leurs sanglots et du chant des sirène»: Du lit de son orgie elle passe aux arènes. Et fait boire le sang des vaincus aux lions.

LE deuxième; PATRE.

Eh bien! prenant un corps d'argile, Je verserai mon sang pour eux :

Songez que l'homme est bien fragile.

Le démon biep astucieux,

LE PRE.UIER PATRE

J'ai pitié d'eux, et je vous aime:

Sur la terre descendez donc;

Homme et Dieu, sauvez-les vous-même,

Et leur méritez mon pardon.

Une vierge de Galilée,

Du nom de Marie appelée.

En ses deux flancs vous portera,

Et dans une étable naîtra

Le roi de la sphère étoilée.

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