‹ La Mère-institutriceChapitre 224 sur 224 · LE DEUXIÈME PATRE · texte numérisé non relu

LE DEUXIÈME PATRE

C'est à lîéthléem, à minuil, Qne dans une créciie il naquit.

LE PREMIER PATEE,

Et relui que servent les anges,

Qui tient !e monde sur son doigt.

Etait là, tout transi de froid,

Comme un pauvre enfant dans ses langes!

LE PELXIÈME PATRE.

Alors tous les anges ravis Chan'èrent au milieu des brises Le Gloria in excehls, Que l'on chante dans les églises !

LE PREMIER PATRE

El comme les pauvres bergers, Trois rois, guiiés p:ir une étoile, Vinrr-nt des jiays éiraii^prà Reconnaître Dieu sons son voile.

LE DEUXIÈME PATBE.

Puis ils lui tlrt-nl trois préspns, Trois prési ns que I Églis- admire :

L'un otfrit l'or, l'autre Icncens, Et le troisième otfrit la myrrhe.

LE PREMIER PATRE

L'or désignait sa royauté, La myirlie son hum.nnilé.

Et l'encens sa divinité.

LE PEIXIÈME PATRE.

El vous, si VOUS voulez, ('.lu éiiens, peur sa naissance Au Messie adorable offrir Iruis beaux pré.^ens, Livre/ l'or de l'nmour à sa loule-puiss.ince; Des saintes oraisons présentez-lui l'enceus,

El, comme lui mortifiant vos sens,

La myrrhe de ]a pénitence.

LE ciioeiB.

(Jet astre n'est point passager; Il ne vient que dans sa demeure, Et ne se lève qu'à son heure.

Pour le mage et pour le berger;

Pour le bfrger et pour le ma[;e.

Pour le juif et pour le gentil, Pour ceux qu'on lient en esclavage.

Pour tous enfin. — Ainsi soil-il !

SlMÉON Pecowtal.

Ce morceau de poésie est extrait d'un poème iiilituié Tf'olhcrg, qui vient d'être publié par le libraire Charles Gosselin. Nous n'avons pas cru pouvoir mieux recommander ce poème aux mères de famille qu'en leur citant ce délicieux Noël qui nous semble un écho de l'hymne céleste dont les anges firent retentir les airs clans la nuit mémorable où naquit l'enfàDt Dieu. Wolberg est un jeune homme perverti par les faux syslèmes des philosophes. Rassasié de p'aisirs et dégoûté (le tout, il a tout vu, tout connu, excepté la sagt'sse et l'humble foi chrétienne ; il veut se tuer pour se faire un repos éternel; mais la vue de la nature et le Dieu de l'évdngile que lui fait connaître un vieux prêtre, ramènent à la foi et le ratlachcnl à la vie; if répare ses injustices , se fait humble et petit au pied de ce Dieu né dans un berceau d'enfant et trouve le repos et le bonheur ù «lavailler aubonhfurde ses frères. — La charité, flambeau célssle, éclaire et illuiiiine celui (|ui donne comme celui qui ncoit. Cette simple donné»-, celle courte (abie, si souvent réalisée par les hommes de nos jours, a servi <lu cadre où le iKiète a leidei'mé tontes les harmoni«'sde la poésc et de la foi. Il n'est qu'une ame nol)le et élevée qui puisse ainsi réaliser et revêtir de formes tout à la fuis célestes et Iwinaines, une pens(=e consolante et douce, une lêverie de poète et de chiélien; le cœur lui doit toutes ses sympathies, le monde tous ses encOuragenu-DS.

Et cependant ce poème fera peu de bruit

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