‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 20 sur 44 · LA MARQUISE , LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE , LA COMTESSE

M»* DORVAL , a part.

Que vois-je ? c'est ma fiUe ! ô Dieu ! je suis perdue !

SOPHIE, entrant avec précipitation^ et ne voyant que sa

rnere.

Madame, permettez....

(Apercevant les autres personnages.)

O ciel!...

M»" DORVAL, avec humeur.

Que voulez-vous ?

sovniE^ faisant un mouvement pour se retirer.

Ah! pardon , je venais embrasser vos genoux.

BELCouR , qui était derrière elle, lui prenant la main.

Pourquoi vous éloigner?

M*»» DORVAL, a part,

' Quelle fâcheuse scène !

LA COMTESSE , a Sophie,

Demeurez avec nous.

SOPHIE, a part.

Je me soutiens à peine.

{Apercevant Germon,)

Ciel! Germon!

LA COMTESSE , h madame Dorval,

Quelle est donc cette charmante enfant?

M*" DORVAL, a sa fille.

Quoi! vous avez osé, quand on vous le défend...

SOPHIE, se jetant a ses pieds.

Madame, ah ! contre moi n'ayez point de colère?

Taurais trop de chagrin d'avoir pu vous déplaire.

Mais, hélas! loin de vous, j'éprouve tant d'ennui!...

A mon argus j ai pu in'échapper aujourd*huî.

Et j ai cédé, pardon de mon audace extrême ,

Au diésir d'embrasser une mère que j'aime.

LA MARQUISE , vivement.

Sa mère !

LA COMTESSE

Est-il possiblç ? ai-je bien entendu ?

Sa mère !

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