GERMON, BELCOUR, M«« DORVAL, LA MARQUISE, LA COMTESSE
M»" DORVAL, d^un air contraint.
Cette enfant... me désole , et j'en mourrai, je crois... Parmi de vieux parens , nourrie au fond des bois , Elle est absolument sans maintien , sans usage. Tattends qu elle ait perdu cet air gauche et sauvage y Pour la produire un peu dans la société.
Mais... loin d'envisager... cela... du bon côté , Elle verse des pleurs , se plaint que je Tenchaine : Cette enfant-là vraiment... me fait beaucoup de peine.
LA MARQUISE , SOUliont.
S'il m'est permis d'émettre un avis , l'enfermer ,
Ce n'est pas le moyen , je crois , de la former ;
Et le grand monde aurait plutôt cet avantage,
Si... Mais, que vois-je? ô ciel! vous changez de visage,
Madame.
BELCOUR , à madame Donnai.
Qu'avez-vous ? ( On Venioure. )
M"* DORVAL
Un ébloi^issement...
Un frisson...
LACPMTBSSE.
Mais son air change visiblement !
M»* DORVAL
Ah ! de grâce , sonnez quelqu'une de mes femmes.
{Belcour sonne.) J'ai besoin de repos ^ mille pardons , Mesdames.
LA MARQUISE
Nous vous suivons. .
M'** DORVAti.
Restez.
LA MARQUISE
[A part.) Oh! je n'en ferai rien.
Elle qu'on louait tant ! Je me vengerai bien. .
{Madame Don>al sort, La comtesse et la marquise la^ suivent,)