‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 3 sur 44 · SOPHIE, LISETTE · texte numérisé non relu

SOPHIE, LISETTE

lASETTEj à part.

Peste soit du &quin, et de son bavardage!

Voici Mademoiselle ; oh ! quel sombre visage !

( Haut h Sophie. ) Quoi ! toujours du chagrin ?

SOPHIE

Ah ! j*en ai bien sujet!

Je le vois trop , pour moi le bonheur n'est pas £aiit : Je déplais à ma mère. A peine étais-je née, Qu'au fond d'ime province elle m'a confinée.

Là , je suis parvenue à l'âge de quinze ans , Sans la voir, sans jouir de ses embrassemens. Reléguée au milieu de ces tristes campagnes, Que j'enviais le sort de mes jeunes compagnes ! Leurs vœux étaient com blés, leurs cœurs étaient contens, Lisette ; elles voyaient tous les jours leurs parens. Chacune leur peignait librement sa tendresse , Que payait un sourire, une douce caresse \

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